Il y a des gens qui prennent du vermifuge pour animaux afin de se protéger de la Covid-19

La recherche d’un remède contre la Covid-19 continue. Certaines personnes veulent tellement se débarrasser de la maladie qu’elles ont commencé à ingérer du vermifuge, mais pour les animaux : l’Ivermectine. Ce médicament a la côte ces temps-ci.

Possédant une version destinée pour l’homme, il est considéré par une partie de la communauté scientifique comme étant un traitement potentiel contre le SARS-Cov-2.

Un homme se tenant la tête dans les mains
Crédits Pixabay

L’Ivermectine vétérinaire est dangereux pour l’homme. Il a déjà conduit à l’hospitalisation de plusieurs personnes pour overdose d’une version pour animaux. Il y en a qui se sont traités chez eux avec un vermifuge destiné aux chevaux et ont été gravement malades par la suite.

Dans le pire des cas, la consommation de ce médicament peut entraîner la mort.

Une consommation dangereuse pour l’homme

Certains éléments constitutifs de l’Ivermectine et leurs impacts sur la santé humaine n’ont pas encore fait l’objet d’études. Il est donc prohibé, car il peut-être extrêmement toxique. Sa posologie est destinée aux animaux comme les chiens, mais surtout à ceux de grande taille, dont les vaches ou les chevaux.

Chez l’humain, la surconsommation de l’Ivermectine vétérinaire peut provoquer une baisse de la tension artérielle, des nausées, mais surtout la mort. Divers cas d’hospitalisation ont d’ailleurs été recensés par la FDA (Food and Drug Administration) aux États-Unis ces derniers temps.

Un intérêt accru pour l’Ivermectine

Ce vermifuge est au centre des polémiques depuis peu. À la base, il s’agit d’un antiparasitaire interne et externe pour animaux. L’Ivermectine aurait aussi, selon quelques médecins, des potentiels prometteurs en ce qui concerne la lutte contre la Covid-19. Des chercheurs australiens ont conclu, après des analyses en laboratoire, que le médicament atténue certains effets de la maladie après 48 h.

L’usage de l’Ivermectine pour homme afin de remédier à la Covid-19 fait débat actuellement. L’OMS estime cependant qu’il n’y a pas de preuves solides que ce vermifuge peut traiter le SARS-Cov-2. Néanmoins, cet appel à la prudence des plus hautes instances sanitaires mondiales n’a pas empêché plus d’un d’en consommer en grande quantité.

L’Ivermectine à destination humaine nécessite une prescription et un contrôle strict. Le vermifuge vétérinaire quant à lui est plus facile à se procurer. Cela explique que des personnes ont commencé à en prendre et à en abuser.  Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l’usage excessif de tout médicament a toujours des effets néfastes pour la santé, et peut aggraver les symptômes déjà existants.