Il y a des planètes qui flottent mystérieusement dans notre galaxie

Notre galaxie abrite une mystérieuse population de planètes flottantes. Les chercheurs continuent de s’interroger sur l’existence de ces astres.

Les planètes flottantes se classent dans la catégorie des objets libres de masse planétaire. Ce type de corps est suffisamment grand pour posséder la masse d’une planète. Toutefois, il ne gravite autour d’aucune étoile ou d’une naine brune. Les objets libres de masse planétaire errent dans l’espace de manière indépendante. Les scientifiques ont déjà repéré quelques-unes de ces planètes flottantes. En 2018 par exemple, un gigantesque corps flottant de masse planétaire a été découvert à l’extérieur de notre Système solaire. L’objet en question fait 12 fois la taille de Jupiter qui, rappelons-le, est la plus grande planète gravitant autour du Soleil.

Une galaxie perdue dans l'espace
Crédits Pixabay

Les chercheurs de l’université de Manchester, au Royaume-Uni, ont ensuite fait une étonnante découverte grâce au télescope spatial Kepler. Ils ont trouvé des planètes flottantes assez éloignées, mais toujours dans notre galaxie. Celles-ci ne sont apparemment liées à aucune étoile hôte.

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Faibles chances d’y trouver la vie

La microlentille gravitationnelle a rendu possible la découverte de cette population d’objets libres de masse planétaire. Ce procédé astronomique utilise l’effet de la lentille gravitationnelle pour permettre la détection de corps célestes. Au total, 27 signaux candidats de microlentille de courte durée ont été repérés. Ces signaux variaient sur des échelles de temps comprises entre une heure et 10 jours. La plupart de ces signaux figuraient déjà dans les données antérieures, mais les quatre événements les plus courts étaient nouveaux.

L’équipe britannique a ainsi identifié quatre nouvelles planètes flottantes. Leurs masses apparentes se rapprochent de celle de la Terre. Cependant, des études supplémentaires vont devoir confirmer cela. À l’heure actuelle, les chercheurs de l’université de Manchester ne sont pas en mesure d’expliquer l’existence de cette population d’objets indépendants de masse planétaire. Ces formations ont probablement gravité autour d’une étoile avant de s’en séparer sous l’effet d’une force gravitationnelle plus importante, théorisent les scientifiques.

Les chances de trouver des traces de vie sur l’une de ces quatre planètes flottantes sont presque nulles. « Si une planète comme la Terre était jetée dans l’espace, loin de la chaleur d’une étoile, il faut s’attendre à des océans gelés et à une atmosphère condensée à la surface », explique Iain McDonald, auteur de l’étude.

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Le rôle crucial de Kepler dans la recherche spatiale

Lancé en mars 2009, le télescope de l’Agence spatiale américaine a terminé sa mission en octobre 2018. Ses données continuent d’aider les chercheurs pour une meilleure compréhension de l’univers.

« Kepler a réalisé ce pour quoi il n’avait jamais été conçu, en fournissant une preuve supplémentaire de l’existence d’une population de planètes flottantes de masse terrestre. Maintenant, il passe le relais à d’autres missions qui seront conçues pour trouver de tels signaux, des signaux si insaisissables qu’Einstein lui-même pensait qu’il était peu probable qu’ils ne soient jamais observés », a déclaré Eamonn Kerins, co-auteur de l’étude.

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