Il y a donc des gens qui vendent des avatars 3D sexuels de célébrités

Après les robots sexuels, place aux avatars sexuels. Eh oui, il est désormais possible d’acheter des avatars 3D, avec qui vous pourrez passer de bons moments coquins. Si l’on en croit Motherboard, il s’agit d’une pratique très tendance chez des communautés sur Reddit, des sites de financements participatifs comme Patreon, mais aussi quelques sites indépendants.

Motherboard rapporte que des petits malins utilisent des logiciels de modélisation avancée tels que Virt-A-Mate (VaM) pour créer des avatars 3D sexuels à l’effigie de personnalités célèbres comme Emilia Clarke, Natalie Portman ou encore Nicki Minaj.

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Crédits Pixabay

Ils les vendent ensuite à des internautes qui peuvent assouvir leurs fantasmes sexuels avec leur partenaire 3D en utilisant un casque VR ou des sextoys connectés.

Des stars… mais aussi des ex !

Si la plupart des utilisateurs « commandent » généralement des avatars 3D sexuels de stars, ils sont également très nombreux à acheter un modèle à l’effigie de leur ex-partenaire. « Je m’en sers pour réaliser mes fantasmes sexuels ou revivre mes parties de jambes en l’air avec mon ex », a déclaré un internaute. « J’ai littéralement eu l’impression que mon ex était à nouveau là, en train de me branler et de me regarder en souriant… »

Pour ces utilisateurs, tous sont convaincus qu’ils ne font rien de mal. Oui, mais le problème, c’est que les ex-petit(e)s ami(e)s ne sont généralement pas au courant que leur image est utilisée à des fins sexuelles, voire même pornographiques.

Une tendance légale ou pas ?

Si certains pourraient argumenter que les stars sont des personnalités publiques, et que donc il ne devrait pas y avoir délit d’utiliser leur image pour créer des avatars sexuels, utiliser celle d’un simple citoyen sans son consentement, c’est par contre une tout autre histoire.

Pour John Danaher, expert juridique à l’Université nationale d’Irlande, star ou pas, cela revient à créer du porno non consensuel. « Je ne pense pas que quiconque devrait créer de telles représentations sans le consentement de la personne réelle », a-t-il déclaré à Motherboard. Actuellement, aucune loi n’interdit cette pratique, et les adeptes s’en donnent à cœur joie pour vivre des moments intenses avec la version 3D de leur fantasme sexuel… contre des espèces sonnantes et trébuchantes.

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