Il y a du nouveau concernant l’affaire de la fusillade de Pensacola

Vous vous en rappelez sûrement, il y a quelques mois, la polémique a enflé autour de l’affaire de la fusillade de Pensacola. En fait, ce qui a marqué nos esprits dans cette histoire, fut le refus catégorique d’Apple d’aider le FBI pour le déverrouillage des téléphones de l’auteur de cette fusillade.

Petit rappel des faits, l’auteur de cette fusillade, qui a eu lieu sur une base navale de l’armée américaine située en Floride, avait en sa possession deux téléphones portables à l’effigie de la marque à la pomme.  Avant de se faire tuer par les membres des forces de l’ordre, le tireur a voulu se débarrasser de ses téléphones, mais n’a réussi qu’à tirer sur l’un des appareils. L’autre s’étant par la suite retrouvé entre les mains des forces de l’ordre, sans égratignure.

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Depuis, le FBI a fait des pieds et des mains pour essayer d’accéder au contenu des téléphones, désormais des pièces à conviction.

Et apparemment, ils ont finalement réussi, car ce sont le directeur du FBI et le procureur général des États-Unis eux-mêmes qui ont annoncé via une conférence de presse, lundi dernier, avoir déverrouillé les iPhone.

Et ils savent maintenant que le tireur « avait des liens importants » avec la branche d’Al Quaïda située en Péninsule Arabique.

Le FBI a finalement déverrouillé les iPhone

Pour comprendre les circonstances qui ont conduit à cette attaque, le FBI qui a conduit l’enquête a donc voulu se pencher sur les données contenues dans les appareils, mais voilà, ils étaient sécurisés. Donc les données sont logiquement chiffrées, et inaccessibles. Le FBI était ainsi obligé de forcer les appareils afin de parvenir à y accéder.

Alors que la fusillade a eu lieu le 6 décembre de l’année dernière, on a appris en janvier que le FBI avait requis l’aide d’Apple pour accéder au contenu des iPhone.

Demande à laquelle la firme de Cupertino a toujours refusé d’accéder, faisant valoir la question de la confidentialité des données des utilisateurs de ses appareils, quand bien même une affaire criminelle étant en jeu. Qui plus est, « une affaire concernant un terroriste”, selon le compte-rendu de presse produit par le FBI.

Une solution législative pointe le bout de son nez

Ceci étant, il semble bien que les choses soient en passe de prendre une nouvelle tournure avec cette affaire. En effet, William Barr, Bill pour les intimes, a annoncé que la sécurité nationale – et celui du peuple américain par la même occasion – « ne peut pas rester entre les mains de grandes sociétés qui mettent de l’argent sur l’accès légal et la sécurité publique ».

Et il rajoute, « le temps est venu pour une solution législative ». Il faut donc comprendre que les grandes entreprises doivent se préparer à une volée de bois vert de la part de l’administration américaine pour ce qui est de l’accès aux données des criminels. Pour rappel, au cours de la fusillade, trois marins ont été tués et huit autres citoyens blessés.

Pour autant, une telle initiative n’est pas sans risque pour les autres utilisateurs, ce qui est finalement la plus grande menace à craindre avec ce genre de demande. Un développement à suivre.

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