Il y a peut-être des planètes en orbite autour des trous noirs

L’Université de Kagoshima a récemment mené une étude portant sur les exoplanètes et les trous noirs. En effectuant des calculs poussés, les astronomes ont ainsi réalisé que ces singularités gravitationnelles pourraient potentiellement avoir des planètes dans leur orbite.

À la base, et comme vous le savez sans doute déjà, les planètes se forment autour des étoiles comme le Soleil.

Trou noir moléculaire

Crédits Pixabay

En effet, les étoiles se forment généralement à partir d’un nuage de gaz et de poussière, un nuage dont la partie centrale va s’effondrer sur elle-même pour ensuite former un astre.

Les trous noirs, des objets fascinants

Mais l’étoile ne consomme pas l’intégralité du nuage et les poussières et gaz restants finissent par former un disque autour de sa structure principale.

Ce disque ne reste pas figé. Sous l’influence gravitationnelle de l’étoile, il va en effet donner naissance à d’autres corps. Des corps qui évolueront pour se transformer en planètes, en astéroïdes ou même en comètes.

Toutefois, et contrairement aux idées reçues, les étoiles ne sont pas les seules à s’accompagner d’un disque de poussières. Les trous noirs partagent eux aussi cette caractéristique. En réalité, leurs disques sont même beaucoup plus grands et beaucoup plus denses. Un disque formé autour d’un trou noir supermassif peut ainsi contenir l’équivalent de cent mille fois la masse de notre propre étoile.

C’est précisément ce qui a poussé les experts de l’Université de Kagoshima à se lancer dans cette étude, une étude qui visait tout simplement à déterminer s’il est possible que des planètes se forment dans l’orbite d’une singularité gravitationnelle telle que les trous noirs supermassifs.

Des systèmes entiers existant autour des trous noirs ?

Et la réponse est oui, visiblement. Comme l’indique Elichiro Kokubo, un chercheur travaillant pour l’Observatoire astronomique national du Japon, « les calculs montrent que des dizaines de milliers de planètes représentant 10 fois la masse de la Terre pourraient se former à dix années-lumière d’un trou noir ». Par extension, cela veut également dire que des systèmes gigantesques et complexes pourraient potentiellement exister aux abords de ces étonnantes singularités.

Malheureusement, à ce stade, cela reste de la théorie. Les trous noirs sont extrêmement difficiles à repérer et presque impossibles à observer, et il en va bien évidemment de même pour les hypothétiques planètes susceptibles de les accompagner.

En règle générale, nos instruments utilisent en effet la méthode des transits pour détecter les exoplanètes présentes dans les systèmes distants. Méthode consistant à rechercher et analyser les objets susceptibles de passer devant leur étoile, des objets assez grands pour les obscurcir temporairement.

Mais voilà, un trou noir ne laisse échapper aucune lumière et cette méthode ne peut donc pas fonctionner avec ces objets.