Île de Pâques : les statues menacées par le réchauffement climatique

L’Île de Pâques est connue pour ses magnifiques statues moïa. Grâce à elles, le site attire des milliers de touristes chaque année mais l’Unesco vient de tirer la sonnette d’alarme. L’organisation a en effet publié un rapport très alarmiste un peu plus tôt dans l’année. D’après le document, les statues de l’île seraient menacées par… le réchauffement climatique. Et elles ne seraient pas les seules d’ailleurs.

L’Île de Pâques est située dans le sud-est de l’océan Pacifique, à quelque chose comme 3 600 kilomètres des côtés chiliennes. Elle s’étend sur un peu plus de 160 km2 et 5 000 personnes vivent sur place.

Île de Pâques

L’Île de Pâques est en danger, à cause du réchauffement climatique.

Perdue au beau milieu de nulle part, elle est aussi balayée par des vagues parfois très violentes.

L’île est menacée par les vagues qui balayent ses côtes

Or justement, en effectuant des relevés sur place, Adam Markham et son équipe se sont rendus compte que ces dernières avaient pas mal gagné en hauteur dernièrement à cause des changements climatiques induits par le réchauffement de la planète.

Ce n’est pas une révélation mais la courbe des températures a grimpé en flèche en l’espace de quelques siècles à cause de l’augmentation des gaz à effet de serre comme le CO2. D’après le GIEC, ces gaz proviendraient pour la plupart du secteur énergétique et de l’industrie, mais l’agriculture, les transports et les habitations jouent aussi un rôle dans le phénomène.

Une chose est sûre en tout cas, ce réchauffement a une incidence importante sur notre environnement. S’il provoque une augmentation des températures, il entraine aussi la fonte de la banquise en Arctique et en Antarctique, ce qui se traduit par une augmentation du niveau des mers et des océans.

A cause de ce phénomène, la plupart des côtes seront submergées d’ici quelques siècles si nous ne faisons rien pour inverser la tendance. Cela aura un impact sur notre manière de vivre, bien sûr, mais également sur les monuments des civilisations passées.

31 sites d’exception sont menacés

Selon l’Unesco, si les eaux continuent à grimper, alors plusieurs statues de l’Île de Pâques risquent d’être perdues dans les décennies à venir. L’érosion des côtes de l’île fragilise effectivement le site et des éboulements sont donc à craindre.

Il faut d’ailleurs noter que l’île n’est pas la seule à se trouver en fâcheuse posture. Le réchauffement climatique menace aussi de nombreux autres sites exceptionnels tels que Venise, les îles Galapagos, le parc national Yellowstone ou même la statue de la Liberté.

En tout et d’après le rapport remis par l’organisation, 31 sites pourraient disparaître si les eaux continuent à monter.

Si Adam Markham et son équipe ont choisi ces sites pour illustrer leur propos, ce n’est évidemment pas par hasard. Ils espèrent en effet que leur rapport entrainera une prise de conscience de la part des populations et des gouvernements.

En attendant, il faut rappeler que le 40ème comité du Patrimoine Mondial se tiendra à Istanbul du 10 au 20 juillet prochain et il y a de fortes chances que ces questions soient évoquées à cette occasion.