Ils ont créé un exosquelette qui peut être commandé par la pensée

L’écart entre les progrès techniques et leur application dans la réalité continue à s’amenuiser. L’École polytechnique fédérale de Lausanne n’y est pas étrangère. Elle a récemment annoncé la conception d’un nouveau prototype d’exosquelette baptisé Mano. Ce dernier permet aux victimes de lésions neurologiques centrales ou bien périphériques d’effectuer des mouvements de la main. Ce qui rend le prototype en question spéciale c’est sa simplicité d’utilisation.

Il suffit de quelques minutes pour mettre l’appareil en place. Des bandes velcro l’aident à s’agripper au niveau des articulations, ce qui lui permet de s’adapter facilement à son propriétaire. L’exosquelette fonctionne via des câbles en métal longeant la face externe du bras, de la main ainsi que des doigts, laissant libre la paume de la main afin que la sensation de prise de main soit conservée.

Exosquelette

L’appareil a été spécialement conçu pour le confort du patient. Il n’y a que son boitier, placé au niveau de la poitrine, qui peut encombrer l’utilisateur.

Un exosquelette qui fait des prouesses !

Son boitier porté au niveau de la poitrine est composé des moteurs à l’origine des mouvements des câbles-tendons. Il ne pèse pas plus de 50 grammes sans son boitier, qui lui, pèse environ 930 grammes. L’exosquelette donne à son utilisateur la possibilité de déplacer sans problème un objet pesant moins de 500 grammes.

Les experts ont testé Mano avec deux patients souffrant de lésions de la moelle épinière. Durant les tests, les malades ont réussi à soulever une bouteille remplie et bien d’autres actions. Il est à noter que l’un des patients ne pouvait plus effectuer pareil mouvement depuis l’année 1989 et l’autre depuis l’année 2003.

Mano, synonyme d’espoir pour les handicapés

Mano est capable de s’adapter à différents types d’incapacité. Véritable bijou de la technologie, il peut être dirigé grâce à des mouvements des yeux, à l’électromyographie, à une commande vocale via un smartphone et à un EEG depuis une interface cerveau-machine. Ce dernier cas s’adresse beaucoup plus aux patients les plus atteints qui n’ont alors qu’à penser à un mouvement pour que l’exosquelette s’exécute.

Il donne ainsi espoir aux handicapés tels que les victimes de locked-in syndrome. À l’issue des tests sur des sujets sains, les scientifiques ont découvert que son utilisation peut réveiller le cortex moteur contro-latéral et le cortex ispis-latéral. Beaucoup s’attendent ainsi que l’exosquelette sera prochainement disponible sur ordonnance.