Ils ont créé un patch pour combattre l’obésité

Perdre du poids sans effort ? Un groupe de scientifiques de l’université technologique de Nanyang à Singapour s’est penché sur la question. L’équipe a mis au point un patch qui offre la possibilité de réaliser un tel exploit. Ce nouveau dispositif médicamenteux permettrait de brûler des calories sans faire de sport et prévenir ainsi l’obésité.

Des informations sur le patch ont été publiées dans la revue médicale Small Methods. On y découvre qu’il s’agit d’un patch cutané recouvert de centaine de minuscules aiguilles très fines et chargées d’un médicament appelé hormone thyroïdienne T3 triiodothyronine.

Régime E. coli

Pour l’instant, le dispositif n’a été testé que sur des souris. Les premiers tests humains ne devront commencer que dans deux ans.

Transformer les mauvaises graisses en graisse brune

La particularité de ce patch anti-obésité réside dans son mode opératoire. Il permet de maigrir sans effort en transformant les mauvaises graisses en graisse brune énergétique. De ce fait, au lieu de stocker les lipides, les graisses vont au contraire brûler les calories. Ce processus est possible grâce aux aiguilles chargées en hormone thyroïdienne T3 triiodothyronine.

Quant à l’utilisation du patch, c’est vraiment très simple. Il suffit de l’appliquer sur la zone à faire maigrir. Les microaiguilles vont alors s’enfoncer dans la peau et se détacher du patch au bout de deux minutes environ. Elles vont ensuite se dégrader et diffuser les molécules du médicament vers les mauvaises graisses pour les transformer en graisse brune.

Un traitement prometteur et sans risque pour la santé

Testé sur des souris, le patch leur a permis de perdre jusqu’à 30 % de masse graisseuse en seulement un mois. Bien que le dispositif n’ait pas encore été testé sur l’homme, les scientifiques assurent qu’il sera tout aussi efficace. Selon les explications du professeur Chen Peng, un des chercheurs du groupe, c’est parce que notre couche de graisse est située juste sous la peau, ce qui permet ainsi aux aiguilles du patch de l’atteindre plus facilement. 

Le professeur a également rassuré quant à la sécurité de ce dispositif : « La quantité de médicaments que nous utilisons dans le patch est beaucoup plus faible que celle utilisée dans les médicaments oraux, injectés, ce qui réduit les coûts et les effets secondaires. »

Si tout se passe bien, les patchs seront commercialisés d’ici une dizaine d’années.

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