Ils ont inventé un langage de programmation pour modifier les cellules vivantes

Le MIT a encore frappé. Une équipe constituée de plusieurs chercheurs est effectivement parvenue à inventer un langage de programmation capable de modifier le comportement de cellules vivantes en s’appuyant sur de l’ADN. Grâce à ce système, il sera peut-être bientôt possible de hacker le corps humain, et plus si affinités.

Cet exploit, nous le devons à un certain Christopher Voigt. Il travaille depuis un moment pour le MIT et il s’intéresse à tout ce qui est en lien avec la biologie et la génétique.

Dev cellules MIT

Les développeurs seront peut-être les médecins de demain.

Cela fait maintenant un certain nombre d’années qu’il travaille sur ce langage de programmation avec ses collègues mais leurs efforts et leurs sacrifices ont fini par porter leur fruit.

Il leur a fallu une quinzaine d’années pour créer ce langage de programmation

Ce langage de programmation ressemble à tous les autres langages et il se base ainsi sur du texte. Il suffit donc d’un simple éditeur pour pouvoir créer ses fonctions et ses scripts.

Avant d’utiliser le programme, il faudra le compiler et le transformer en séquence ADN pour pouvoir ensuite l’insérer dans une cellule afin de modifier son comportement. Cela peut sembler assez simple mais ces spécialistes ont travaillé sans relâche pendant une quinzaine d’années avant de trouver la formule gagnante.

Le langage imaginé par Christopher et son équipe se base sur le Verilog HDL et donc sur le langage utilisé pour programmer les circuits logiques en électronique. Sa syntaxe se rapproche beaucoup du C et vous pouvez obtenir plus d’informations à son sujet en suivant ce lien.

Pour le faire fonctionner, les chercheurs ont commencé par travailler sur plusieurs composants génétiques tels que des capteurs ou même des horloges biologiques. Ils peuvent être combinés ensemble pour modifier les fonctions de la cellule ou pour créer de nouvelles commandes.

Les capteurs développés sont assez perfectionnés et ils sont ainsi capables de détecter l’oxygène, le glucose, la température, l’acidité ou encore la lumière.

Il sera peut-être un jour possible de programmer des cellules pour détruire les tumeurs cancéreuses

Mais le plus difficile a été de faire en sorte que ces fonctions puissent être encodées dans de l’ADN. Ils ont pas mal tâtonné avant de trouver une solution à cet épineux problème et la méthode mise au point n’est d’ailleurs pas un modèle de perfection.

Durant leurs tests, sur une soixantaine de circuits programmés, seuls 45 ont fonctionné correctement.

Pour le moment, les responsables du projet ont préféré se concentrer sur la bactérie intestinale Escherichia coli mais ils ont commencé à travailler sur d’autres souches de bactéries et notamment sur les bactéroïdes et les pseudomonas. A terme, ils prévoient de rendre leur interface de conception accessible depuis le web afin que chacun puisse en profiter.

Et allez savoir, il viendra peut-être un jour où nous pourrons programmer des cellules pour détruire les tumeurs cancéreuses ou pour réparer les tissus endommagés. Les développeurs seront peut-être les médecins de demain.