Ils se vantent d’une agression raciste sur Facebook et finissent devant le tribunal

Les faits sont survenus en juin 2015. À la sortie d’un pub connu sous le nom de Boston Café, des membres du Groupe Union Défense (GUD) ont violenté trois jeunes. Un peu avant les faits, les membres de l’extrême droite radicaux se sont vus refuser l’entrée dans le café en question. Au même moment, les trois jeunes sortaient du pub.

C’est là que la situation a dégénéré. Alors que des jeunes, trois hommes de couleur, venaient juste d’en sortir, les agresseurs n’ont pas su résister à leurs pulsions et ont agressé les adolescents. Tous ces faits sont survenus, il y a trois ans, dans la nuit du 5 au 6 juin 2015.

Prison Selfie

Se vantant de leur altercation, les membres de l’extrême droite radicale ont posté sur les réseaux sociaux leurs cicatrices.

Un partage sur Facebook jugé raciste

Le même jour où l’agression a eu lieu, plusieurs membres du Groupe Union Défense ont donc posté leurs méfaits sur Facebook. Au lieu d’avoir honte de ce qu’ils venaient de faire, ils s’en sont au contraire vanté.

En plus de leurs publications, des messages à connotation raciste ont été publiés sur la plateforme.

Un des agresseurs a même partagé une photo de lui avec une oreille déchirée à l’issue de la bagarre. Les photos ont suscité beaucoup de commentaires et de réactions de la part des internautes.

Les trois victimes de cette agression sont des étudiants noirs en droit.

Les répercussions de leurs gestes

Celui qui a payé le prix fort est âgé de 19 ans. Il a obtenu une incapacité temporaire de travail (ITT) de 14 jours.

De tels gestes sont réprimés par la société. Les violences à caractères racistes sont d’ailleurs sanctionnées durement par la loi en France. Le tribunal correctionnel de Lyon a statué sur l’infraction le 14 mai 2018. L’un des prévenus a été relaxé à la différence des deux autres qui ont été condamnés à une peine de prison.

Le ministère public avait requis de la prison ferme pendant les débats, mais finalement, l’un écopera de 12 mois de prison avec sursis et l’autre de 18 mois de prison dont 6 mois avec sursis.

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