Quand l’impression 3D permet de loger un sans-abri

Loger les sans-abris a toujours été une préoccupation de la société. L’entreprise ICON a opté pour l’impression 3D comme solution.

« Je n’aurais jamais pu imaginer que j’aurais ce bel endroit pour vivre », a confié un Tim Shea ému à la presse. Le septuagénaire revient effectivement de loin. Ses jours en tant que sans-abri et toxicomane sont désormais derrière lui. En septembre dernier, Tim a opéré ce qui semble être un virage à 180 degrés. Il a déménagé dans la banlieue d’Austin pour vivre dans une maison de 37 m² construite à l’aide d’une imprimante 3D de l’entreprise ICON. L’habitation, créée avec une imprimante Vulcan II, comprend un salon, une cuisine complète, une chambre, une salle de bain et un grand porche.

Crédits Icon

Le PDG de l’entreprise, Jason Ballard, a déclaré que sa mission était de « fournir un logement digne et accessible à tous, partout ». Tim Shea est le premier bénéficiaire de cette initiative.

Heureux au Community First! Village

Auparavant, le septuagénaire vivait dans un camping-car. En effet, aux États-Unis, il peut être difficile pour une personne de son âge d’avoir un logement décent. L’addiction à la drogue ne fait que compliquer la situation.

« Je pense, d’après mon expérience personnelle de mon ancien style de vie, que j’ai développé une coquille. Je ne me sentais pas en sécurité et chaque fois que j’en avais l’occasion, je me cachais ou m’isolais. Je n’ai jamais vraiment voulu interagir avec les gens », a raconté Tim au New York Post.

La maison se trouve au Community First! Village, un site d’environ 20 ha hébergeant 500 foyers pour sans-abris. Le quotidien de Tim a radicalement changé depuis son déménagement dans sa nouvelle maison. « C’est juste un miracle pour moi de vivre ici dans une maison aussi belle », s’est enthousiasmé l’ancien sans-abri.

L’impression 3D, l’avenir de la construction

La maison de Tim Shea n’est pas la seule de ce genre dans le village. ICON en a construit six autres avec des configurations différentes selon les besoins des sans-abris. Tim a par exemple choisi un plan de plancher ouvert, car il souffre d’arthrite. L’entreprise considère que « l’impression 3D sera la méthode préférée de construction de maisons à l’avenir ». De plus, elle est ravie d’être « une pionnière de cette technologie qui a le potentiel de mettre fin aux problèmes de logement ».