Inde : quand les fake news sur WhatsApp aboutissent à des lynchages

La diffusion de fausses nouvelles sur WhatsApp a déjà causé douze morts en Inde depuis mai 2018. En ce moment, les fake news deviennent très problématiques. On les trouve non seulement sur Facebook, mais aussi sur Twitter et maintenant sur WhatsApp.

Le Washington Post a rapporté le 2 juillet 2018 la mort de cinq personnes, victimes de lynchage suite à la propagation de fausses nouvelles concernant un trafic d’enfants.

La police indienne a déclaré au Times of India que des rumeurs circulaient sur la présence de trafiquants d’enfants dans la région. Les villageois se sont de suite acharnés sur un groupe d’individus après que l’un d’entre eux ait abordé un enfant.

Cet événement fait suite à plusieurs autres actes de violence qui se sont produits dans le pays après que de fausses nouvelles se soient répandues sur WhatsApp.

La différence entre les vraies et les fausses nouvelles

Selon les autorités locales, beaucoup d’Indiens découvrent pour la première fois les smartphones et les médias sociaux. Ils n’ont pas le réflexe de remettre en doute la véracité des informations qui sont propagées sur leurs terminaux. Certes, la police lutte contre la propagation des fausses nouvelles et avertit la population de leurs dangers par divers moyens.

Malheureusement, une grande partie des Indiens accordent toujours de la crédibilité à ces fake news.

Le plus alarmant est de voir la violence et les morts que ces nouvelles mensongères ont provoquées en Inde. Une personne ayant appelé la foule à la prudence face aux fake news s’est fait lyncher le 28 juin 2018.

Facebook et les autorités locales prennent des mesures

En 2014, moins de 1% de la population indienne avait accès à internet. Actuellement, plus d’un quart des Indiens utilisent les réseaux sociaux. Le problème principal est que ces plateformes, et plus particulièrement Facebook, sont utilisées comme canaux pour diffuser divers messages.

Récemment, Facebook, le propriétaire de WhatsApp, a permis aux administrateurs de groupe de contrôler les publications de leurs membres. Néanmoins, filtrer toutes les publications des utilisateurs n’est pas une mince affaire. Malgré tout, Carl Woog, le porte-parole de WhatsApp, a déclaré que des campagnes sur l’éducation des utilisateurs sur les fausses nouvelles sont déjà en cours.

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