En Indonésie, des centaines de sextoys ont été détruits

La pandémie qui sévit depuis des mois a boosté les ventes de sextoys à travers le monde. Durant le confinement, les gens se sont rués sur les jouets sexuels pour faire passer le temps et pour pimenter un peu leur vie sexuelle. Bien que certains pays aient entamé un déconfinement progressif, les sextoys continuent toujours de se vendre comme des petits pains.

Malheureusement, cela ne plaît pas à tout le monde. Récemment, l’Indonésie a pris des mesures drastiques pour empêcher la circulation de ces jouets sexuels sur son territoire. Le 27 novembre 2020, les autorités indonésiennes ont brulé 442 sextoys à Bandung, une ville située dans l’Ouest de l’île de Java.

Le ventre d'une femme dans la pénombre
Crédits Pixabay

Comme le souligne le site Vice, ces jouets sexuels sont interdits sur le territoire indonésien. Les autorités considèrent en effet qu’ils corrompent la morale du public.

Les ventes de sextoys s’envolent en Indonésie

Certes, les sextoys sont interdits en Indonésie. Pourtant, cela n’empêche pas les habitants d’en commander en ligne. Dwiyono Widodo, le responsable qui a dirigé cette opération « anti-sextoys », a révélé au micro du site indonésien Detik que les ventes en ligne des jouets sexuels ont battu des records sans précédent durant la pandémie.

Durant une conférence de presse, il a présenté une partie des sextoys qui ont été saisis durant cette opération. On notera la présence d’un manchon de masturbation et d’un gode violet. Dwiyono Widodo a indiqué que la plupart de ces produits venaient de Chine. Cela n’a rien d’étonnant, car ce pays est connu pour produire 70% des sextoys qui circulent dans le monde.

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Un marché lucratif

Les autorités indonésiennes mènent une lutte acharnée contre les sextoys depuis 2015. En dépit des efforts du gouvernement, les jouets sexuels continuent d’affluer en Indonésie et représentent même un marché très lucratif.

Lian Kie est propriétaire d’un sexshop à Yogyakarta, au centre de Java. Il a confié au micro du site Vice qu’il n’était pas au courant de l’illégalité de ces produits. Il a ajouté qu’il existait même un réseau de fournisseurs et de revendeurs de sextoys en Indonésie.

Sur place, les autorités ont du mal à mettre la main sur ces produits, car ils ne sont pas importés en vrac.

« Les sextoys sont principalement destinés à la consommation privée. Il n’y a généralement qu’un ou deux articles dans chaque livraison », a expliqué un douanier du nom d’Elfi Haris.

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