On a trouvé des ingrédients de la vie dans des roches vieilles de 3,5 milliards d’années en Australie

Le Pilbara Craton, une région d’Australie occidentale, revêt une grande importance sur le plan scientifique. Cet endroit abrite en effet des roches anciennes qui renferment les secrets des premières formes de vie qui sont apparues sur Terre. De ce fait, de nombreux chercheurs se penchent sur l’étude des roches qui se trouvent dans cette région pour en apprendre plus sur la formation de la vie terrestre.

Aujourd’hui, le Pilbara Craton refait parler de lui grâce à une nouvelle étude scientifique. Une équipe de chercheurs allemands a récemment annoncé la découverte d’ingrédients de la vie dans cette région du globe. Ils ont été décelés dans des roches vieilles de 3,5 milliards d’années.

Un satellite orbitant autour de la Terre
Crédits Pixabay

D’après les scientifiques, ces roches renferment des biosignatures microbiennes.

De la barytine et des stromatolites

Les chercheurs ont identifié dans ces roches des traces d’éléments chimiques qui indiquent la présence de formes de vie microbienne. Pour commencer, ils ont noté la présence de dépôts de barytine. Ce minéral se forme à la suite de diverses activités microbiennes, comme le phénomène hydrothermal.

« Dans ce domaine, la barytine est directement associée aux dépôts de microbes fossilisés, et ils ont une odeur d’œufs pourris lorsqu’on les gratte. Donc, nous suspectons que ces roches contiennent des matériaux qui ont nourri les premières formes de vie microbienne », explique le chercheur Helge Mißbach, de l’Université de Cologne, en Allemagne.

D’autre part, les experts ont trouvé des traces de stromatolites associées aux dépôts de barytine.

Une large gamme de composés différents

Pour en savoir plus, les scientifiques ont examiné les inclusions de fluide primaire dans la barytine détectée sur ces roches. Grâce à une série d’analyses, ils ont découvert une « intrigante diversité de molécules organiques » nécessaire au développement de la vie microbienne. Parmi les composés qu’ils ont trouvés, on citera le dioxyde de carbone, le sulfure d’hydrogène, l’acide acétique et le métanethiol.

Selon les chercheurs, la plupart des composés découverts dans les inclusions de fluide de la barytine sont indispensables au développement des microbes méthanogéniques et de ceux constitués de soufre. Certains de ces composés seraient également intervenus dans des réactions chimiques nécessitant du carbone. Ces procédés auraient contribué à l’accélération du métabolisme microbien.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Nature Communications.