Instagram a aussi la cote chez les arnaqueurs

Kati Ringer a utilisé les photos de bébés partagées par sur Instagram pour monter une lucrative arnaque en ligne. Fort heureusement, les autorités ont fini par se rendre compte de la supercherie.

Kati est originaire de Norwich, une ville britannique située dans le comte de Norfolk et donc dans la partie est du territoire. Très connectée, elle est présente sur la plupart des plateformes sociales du moment et notamment sur l’incontournable Instagram.

Floutage Instagram

Elle ne se contentait cependant pas de se connecter sur le service pour partager des photos ou pour découvrir les images capturées par ses amies.

Elle a utilisé les photos de bébés et d’enfants trouvées sur Instagram pour monter des arnaques en ligne

Kati l’a effectivement utilisé afin de monter une belle arnaque en ligne.

Elle a ainsi écumé la plateforme afin de mettre la main sur des photos d’enfants ou de nouveau-nés et elle a ensuite lancé des campagnes de financement sur différentes plateformes afin de récolter des fonds.

Pour attirer le soutien des internautes, elle prétendait être la mère de ces enfants, des enfants censés être décédés ou gravement malades.

Grâce à ces campagnes, elle a pu récolter plusieurs milliers de livres, mais la mère d’un de ces enfants a fini par tomber sur l’annonce et elle l’a alors contacté pour lui demander de cesser immédiatement ses activités.

Kati a évidemment refusé et elle a commencé à menacer la femme des pires atrocités si elle allait voir la police. Elle lui a notamment dit qu’elle la violerait et qu’elle enlèverait son enfant si elle venait à porter plainte.

Elle n’en était pas à sa première affaire

La mère légitime ne s’est cependant pas laissée faire et elle a immédiatement été voir la police pour porter plainte. Les autorités britanniques ont ouvert une enquête dans la foulée et elles ont rapidement trouvé l’identité et l’adresse de l’arnaqueuse. En consultant leurs dossiers, les enquêteurs ont d’ailleurs eu la surprise de constater que Kati n’en était pas à son premier coup et qu’elle avait ainsi été condamnée en 2015 pour une vingtaine d’infractions similaires.

L’avocat de la femme a déclaré que Kati souffrait de stress post-traumatique et d’un trouble de la personnalité, le tout avec un zeste de dépression. L’affaire sera jugée le 3 octobre prochain, mais l’arnaqueuse risque d’avoir du mal à échapper à la prison compte tenu de la gravité des faits et de la nature de la récidive.

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