Instagram étend son interdiction des images montrant une automutilation ou un suicide

A partir de maintenant, Instagram va interdire plus de catégories d’images ayant une relation avec des actes d’automutilation ou de suicide. Cette décision fait suite à un tollé général accusant la plateforme de ne pas avoir assez fait pour protéger les adolescents vulnérables contre la vue de ce type d’images.

Ainsi, le réseau social ne permettra plus la publication de représentations fictives de ce genre d’action. Cela inclut notamment les dessins, les memes, ainsi que les images graphiques tirées d’un film ou d’une bande dessinée. Instagram va aussi interdire les publications qui ne montrent pas directement une automutilation ou un suicide, mais qui contiennent des matériels et méthodes associés.

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Crédits Pixabay

Cette action d’Instagram qui vise à bloquer les contenus relatifs au suicide et à l’automutilation a commencé après le décès de la jeune Britannique Molly Russell qui s’est donnée la mort en 2017. La jeune fille avait utilisé le réseau social pour poster du contenu en relation avec la dépression et le suicide, ce qui avait conduit sa famille à blâmer la plateforme pour sa mort.

Garder un équilibre

Selon Instagram, la firme essaye de trouver un équilibre entre protéger les adolescents des contenus inappropriés  et permettre aux autres de partager leurs expériences face aux problèmes mentaux. Selon une publication sur son blog le dimanche 27 octobre dernier, Adam Mosseri, le directeur d’Instagram, a déclaré que la dure réalité est que certains adolescents sont influencés d’une façon négative par ce qu’ils voient en ligne, et qu’il y a un risque qu’ils se fassent du mal à eux-mêmes.

Mosseri a aussi indiqué que d’un autre côté, les utilisateurs d’Instagram se servent du média social pour parler de leurs problèmes au niveau mental, et pour aider ceux qui souffrent des mêmes problèmes.

D’après lui, empêcher les utilisateurs de partager ce genre de contenu pourrait aussi stigmatiser la santé mentale.

Des milliers d’images supprimées

Depuis le mois de février de cette année, Instagram a commencé à bannir toute image montrant des actions d’automutilation, par exemple l’action de se couper. La plateforme a aussi déclaré que les contenus qui ne montrent pas directement l’action, mais qui l’impliquent, par exemple une image de cicatrice, n’allaient plus apparaître dans les résultats de recherche ou dans la barre d’exploration.

Selon Mosseri, durant les trois premiers mois après l’application de cette décision, le réseau social a pu « supprimer, réduire la visibilité, ou encore ajouter des écrans de sensibilité » à plus de 834 000 éléments.

Même si certains utilisateurs ont déclaré qu’ils ont encore pu voir du contenu en relation avec le suicide, on espère que cette action d’Instagram aura des impacts positifs sur la façon de voir de nombreux adolescents. Mosseri a d’ailleurs noté qu’à l’avenir, d’autres actions seront proposées à part le fait d’interdire certains contenus.

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