Instagram : les censures de hashtags plus prononcées contre les femmes

Les réseaux sociaux occupent une place importante dans le quotidien des internautes. Ces derniers s’en servent à titre personnel ou professionnel, car ces plateformes permettent de toucher un large public. Dernièrement, Instagram a pris la décision de censure plusieurs hashtags afin de limiter le trafic sexuel en ligne.

Ce processus a été précédé par la suppression des comptes de nombreux travailleurs du sexe.

Floutage Instagram

Le hashtag #stripper ainsi que les expressions dérivées ont donc été censurés sur le réseau social. Cette répression à la chaîne affecte non seulement les travailleurs du sexe, mais également les danseurs qui utilisent le #stripper pour promouvoir leur travail. À l’instar du #stripper, les autres hashtags comme #yesastripper, #stripperlife voire #women ont été censurés.

Beaucoup pensent que cette série de suppressions présente un caractère sexiste.

Les hashtags « masculin » sont privilégiés

Face aux répressions des hashtags sur Instagram, Jacqueline Frances a mené sa petite enquête. L’illustratrice et interprète a très vite constaté une disparité flagrante entre les sexes.

Les hashtags #man, #malestripper n’ont subi aucune censure. Thierry Shaffauser, un travailleur du sexe, a affirmé que les censures envers les hashtags visent à contrôler le comportement des femmes.

Cette affaire de censure a été très relayée sur les réseaux sociaux. Face à ce véritable bad buzz, Instagram a rétabli les #woman, #stripper, #yesastripper. Toutefois, le hashtag #strippers est encore bloqué.

Les travailleurs du sexe ont de leur côté indiqué que la suppression de leurs comptes a un sérieux impact sur leurs activités.

Instagram, un outil de promotion pour les travailleurs du sexe

Estelle Laufeia, une strip-teaseuse australienne, relate ses déboires après la suppression de son compte Instagram. Elle s’est toujours servie de la plateforme pour promouvoir ses prestations. Un seul post sur Instagram lui permet de trouver des clients et gagner beaucoup d’argent en une seule nuit.

Grâce à internet, les travailleurs du sexe ont pu promouvoir leur profession sans devoir passer par un proxénète.

Pour pouvoir continuer ses activités grâce aux réseaux sociaux, Laufeia a pensé à créer des comptes de sauvegarde. Elle admet toutefois que les nouveaux comptes n’ont pas autant de followers par rapport à son compte principal qui a été bloqué.