Internet, l’Education Nationale et le baccalauréat

Ce n’est pas surprenant, le Ministre de l’Education Nationale n’a pas apprécié qu’un exercice de mathématiques prévu au baccalauréat 2011 se retrouve en ligne plusieurs jours avant le début de l’examen. Afin d’éviter que cela ne se reproduise, Luc Chatel a ainsi annoncé qu’il allait mettre en place de nouvelles procédures. Oui, des procédures qui vont prendre la forme de plusieurs nouvelles mesures : la création d’une charte déontologique (hu ?) et la création d’une… veille internet ! Un programme plutôt intéressant et que vous allez pouvoir découvrir en détails dans la suite de l’article.

Internet, l'Education Nationale et le baccalauréat

Depuis juillet dernier, ça bosse dur dur au Ministère de l’Education Nationale. Suite aux fuites du dernier baccalauréat, Luc Chatel a demandé à son équipe de travailler sur de nouvelles mesures anti-fraudes. L’objectif est plutôt clair, il s’agit tout simplement d’éviter que les évènements qui se sont déroulés en juin dernier ne se reproduisent. Et juste histoire de fêter la rentrée, le Ministre a profité d’une entrevue avec le Journal du Dimanche pour dévoiler son plan d’action. Et comme vous allez pouvoir le constater, c’est plutôt prometteur.

Dans un premier temps, l’Education Nationale va commencer par réaliser un audit dans chaque rectorat afin de déterminer si les installations en place suffisent à assurer la sécurité des sujets. Histoire de remettre les choses en ordre, une charte de déontologie va être mise au point et elle sera ensuite communiquée à toutes les personnes ayant accès aux sujets d’examen. Notons en outre que les sanctions prévues par la loi en cas de tricherie (5 ans d’interdiction d’examen pouvant être accompagnés d’une peine de prison) risquent d’être un peu plus appliquées que par le passé.

Mais le plus intéressant, dans ces nouvelles mesures, c’est finalement le système de veille sur internet que souhaite mettre en place Luc Chatel. Un système de veille qui aura finalement deux rôles à jouer : détecter les fuites, évidemment, mais aussi les… rumeurs. Des rumeurs qui pourront être sanctionnées si elles sont délibérées. Toute la question est bien évidemment de savoir comment le Ministère de l’Education Nationale va faire pour contrôler les millions de site que compte le web. Aux dernières nouvelles et si l’on en croit cet article de la Wikipédia, Internet est constitué de plus de 340 millions de sites. Autant dire qu’on a plus de chances de trouver une aiguille dans une botte de foin…

Et attention, car ce n’est pas tout. Non, Luc Chatel souhaite aussi revoir la réglementation qui entoure… les calculatrices scientifiques ! Afin de favoriser au maximum l’égalité des chances, le Ministre souhaite ainsi s’attaquer à l’architecture des épreuves afin de ne pas favoriser tous ceux qui ont passé des mois à enregistrer toutes les formules possibles dans leur calculatrice. Là, c’est une partie de mon monde qui vient tout juste de s’effondrer. Non parce que toucher à la calculatrice, c’est comme toucher à l’anti-sèche papier planquée dans la chaussette, c’est juste une hérésie.

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