L’ISS a été endommagée par un débris spatial

L’ISS a été endommagée par un débris spatial. Une collision qui n’a pas mis en danger les astronautes présents à son bord, mais qui rappelle une fois de plus les dangers que représentent ces morceaux de fusées et de satellites.

L’espace est souvent vu comme une zone vide et froide, mais la réalité est bien différente. Du moins pour ce qui est de l’orbite de notre planète.

Photo de David Mark – Pixabay

Depuis l’envol de la toute première fusée de l’humanité, les lancements se sont en effet multipliés. Des satellites, des sondes, autant d’appareils qui ont eu pour effet de transformer l’orbite terrestre en une véritable décharge.

L’orbite terrestre, une décharge de plus

Car lorsque ces appareils ne sont plus utilisés, ils ne sont pas récupérés. Loin de là. Ils restent en effet à tournoyer autour de notre monde, entrant en collision les uns avec les autres.

En 2019, les chercheurs ont ainsi recensé plus de 34 000 débris spéciaux de plus de 10 centimètres circulant en orbite basse, mais aussi plus de 5 400 débris spatiaux d’un mètre de diamètre ou plus. Et si l’on en croit un modèle mis au point par l’ESA, alors il faudrait ajouter à la liste 130 millions d’objets de plus d’un millimètre et près d’un million d’objets de plus d’un centimètre. En deux ans, on imagine sans peine que ces chiffres ont dû augmenter et c’est un véritable problème.

C’est un problème d’un point de vue éthique, bien sûr, mais aussi fonctionnel. Chaque lancement doit prendre en compte les dangers que représentent ces débris et il en va de même pour les astronautes présents à bord de la Station Spatiale Internationale.

Un danger pour les missions spatiales

Des astronautes qui ont précisément été confrontés à un problème grave le 12 mai dernier.

En examinant le Canadarm2 lors d’une opération de routine, les astronautes à bord de l’ISS ont en effet découvert un impact situé au niveau de la structure supérieure du bras. Relativement petit, il prouve tout de même que l’instrument a été frappé par un débris situé dans l’orbite terrestre, et ce sans que personne ne s’en rende compte.

Pour l’instant, les astronautes et les équipes techniques au sol n’ont en effet pas été en mesure de déterminer la date exacte de l’impact. On ignore donc quand le débris est venu frapper le bras.

D’après les premiers résultats des analyses menées, il semblerait en tout cas que cet impact n’ait pas endommagé le bras. Ce dernier reste fonctionnel et c’est une nonne nouvelle. Le Canadarm2, développé par l’agence spatiale canadienne, se présente en effet sous la forme d’un bras robotique qui est utilisé pour aider à manoeuvrer des objets situés à l’extérieur de l’ISS, comme des navettes par exemple.

L’ISS touchée par un débris spatial

Il permet également aux astronautes présents à bord de la station de mener des opérations de maintenance. L’instrument occupe donc une place importante, suffisamment pour que cet impact soit préoccupant.

D’autant qu’un impact au niveau d’un module habité aurait pu avoir de toutes autres répercussions. Il peut d’ailleurs être utile de rappeler que l’ISS doit très souvent mener des manoeuvres d’urgence pour éviter de possibles collisions avec des débris spatiaux. Des débris qui sont bien entendu très difficiles à suivre, nos instruments ne permettant de repérer que les plus gros d’entre eux.

Dans ce contexte, on comprend bien évidemment pourquoi les agences spatiales travaillent sur des solutions de récupération ou de destruction des débris spatiaux.

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