Italie : Pour lutter contre les canulars postés sur WhatsApp, Facebook a recours à un service de vérification des faits

Reuters nous rapporte que Facebook a décidé de réagir face aux nombreuses fausses informations sur le coronavirus qui circulent sur sa plateforme de messagerie WhatsApp. En effet, ces temps-ci, le géant des médias sociaux a mis un point d’honneur à déblayer ses réseaux sociaux des potentiels infox liés à la pandémie mondiale Covid-19.

Pour cela, le réseau social n’a pas hésité à travailler avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ni à virer les publicités mensongères portant sur le coronavirus. Et il semblerait que, désormais, c’est sur WhatsApp que l’entreprise numérique compte faire un peu de ménage.

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Facebook a effectivement annoncé le jeudi 2 avril dernier avoir lancé un service de vérifications de faits en Italie pour vérifier l’exactitude des informations circulant sur WhatsApp.

Les deepfakes et infox seront passés au crible

Pour mener à bien cette initiative, Facebook a expliqué qu’il allait collaborer avec Facta, le service local de vérifications des faits, pour qu’il analyse le contenu circulant sur WhatsApp afin de lutter contre tout contenu manipulé. Vous l’aurez compris, l’analyse se portera ainsi notamment sur les vidéos, les photos et les fichiers audio.

Mais ce n’est pas tout, les utilisateurs pourront également participer à cette lutte contre la mésinformation – et éviter eux-mêmes de tomber dedans – en envoyant le contenu suspecté à Facta via leur messagerie WhatsApp. Le service se chargera par la suite de vérifier si l’information est vraie ou non.

L’objectif sera de nettoyer WhatsApp des fausses informations

Selon Reuters, WhatsApp compterait 2 milliards d’utilisateurs dans le monde et serait le service de messagerie le plus populaire en Italie, qui figure parmi les pays les plus touchés par cette pandémie. Depuis que les autorités ont verrouillé le pays, le trafic sur la plateforme numérique s’est largement accru toutefois la plateforme avait également été utilisée pour diffuser de fausses informations.

Parmi ces infox, il existe des canulars relatant des situations dramatiques présumées dans des hôpitaux, des vidéos sont même publiées sur la plateforme de messagerie affirmant que le virus a été créé dans un laboratoire. Or, comme nous vous le rapportions le mois dernier, une étude a établi l’impossibilité de cette théorie. Malheureusement, les Italiens ne sont pas les seuls à songer à cette explication, 26% des Français penseraient également que le coronavirus est une invention humaine.