Jacquie et Michel, dans la vraie vie, ça ne marche pas toujours

La Normandie a été le théâtre d’une scène étrange le 12 janvier 2015, dans la rue Saint-Patrice à Caen. Vers dix-neuf heures trente, une jeune femme passait tranquillement devant un tabac-presse lorsqu’elle a été soudainement interpellée par un homme. En s’adressant à elle, ce dernier a hurlé : « Merci qui ? », « Merci Jacquie et Michel ». Il s’agit du slogan utilisé par Jacquie et Michel, une entreprise française très en vue sur le secteur du divertissement pour adultes.

Ce qui n’était, du point de vue de l’homme, qu’une simple bravade, a rapidement dégénéré lorsque l’époux de la femme est intervenu pour prendre sa défense. À l’issue de l’incident, ce dernier a en effet passé neuf jours en Incapacité Temporaire de Travail (ITT).

Bagarre

L’affaire a en outre été portée devant la justice. Le procès a eu lieu le mercredi 15 novembre 2017, au tribunal correctionnel de Caen. Le prévenu a été jugé pour faits de violence. Il a plaidé la relaxe.

Merci qui ?

L’éboueur âgé de trente-cinq ans qui s’est mal comporté envers la femme mariée a été condamné pour coups et blessures.

La scène remonte donc au mois de janvier 2015. L’éboueur sortait de la soirée organisée pour les voeux de la nouvelle année et il se trouvait sous l’effet de l’alcool. Cela ne l’a cependant pas empêché de démarrer sa tournée.

En passant près d’un commerce, l’homme croise une femme élégante. Il l’interpelle alors en faisant un clin d’oeil au slogan  Jacquie et Michel puis il passe son chemin.

Une fois chez elle, la femme rapporte ce qui s’est passé à son époux. Ivre de colère, ce dernier prend sa voiture et se lance à la poursuite du camion-poubelle avec son fils de deux ans à l’arrière.

Dix mentions à son casier judiciaire

Il retrouve rapidement l’éboueur et commence à l’invectiver. Ce dernier commence par s’excuser, mais le ton est rapidement monté entre les deux hommes et l’éboueur finit par frapper sur la voiture de l’époux avant de repartir.

Le mari part alors chercher son frère à la sortie de son travail, à 23 heures. Ils retrouvent rapidement le camion-poubelle et frappe l’éboueur. Son collègue intervient et la situation dégénère rapidement en pugilat.

L’éboueur compte dix mentions à son casier judiciaire. À l’issue de l’audience, le tribunal de grande instance l’a condamné une amende de trois cents euros. Il devra également trois cents euros au mari afin de compenser le préjudice moral.

Par ailleurs, cette bagarre lui a coûté son emploi. Congédié par l’institution pour laquelle il travaillait, il est actuellement au chômage.

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