Jacquie et Michel visés par une enquête suite à un signalement déposé par trois associations féministes

Jacquie et Michel n’ont visiblement pas que des fans. 20 Minutes nous apprend en effet que l’entreprise est actuellement visée par une enquête pour “viols” et “proxénétisme” suite à un signalement déposé devant le parquet de Paris par trois associations féministes. En cause, des témoignage mis en avant dans une vidéo réalisée par le pureplayer Konbini.

C’est en effet une vidéo intitulée “Les coulisses sordides du porno amateur” qui a servi de point de départ à toute cette affaire.

Une femme se tenant le visage dans la pénombre

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

Diffusée en février dernier sur les comptes sociaux de Konbini, la vidéo en question reposait sur le témoignage de deux femmes ayant participé à des tournages réalisés par des producteurs travaillant avec Jacquie et Michel.

Jacquie et Michel sous le coup d’une enquête

La première, une certaine Nailie, révélait ainsi avoir été contrainte de tourner une scène anale contre son gré : “J’avais dit pas d’anal, on m’a proposé de le faire, j’ai dit non (…) et pendant l’une des scènes ils ont quand même essayé contre mon gré.” Elle indiquait également s’être sentie “complètement seule” devant la production et les acteurs. À un point tel qu’il lui paraissait difficile de refuser la proposition.

20 Minutes rapporte lui aussi un témoignage similaire, cette fois en la personne d’une femme âgée aujourd’hui de 43 ans.

Cette dernière aurait accepté de participer à un tournage organisé par un producteur non identifié quelques années en arrière, mais tout ne se serait pas passé exactement comme prévu : “Quand je suis arrivée [sur le lieu du tournage], on est descendu dans une cave. Il y avait trois mecs. J’ai dit que je ne voulais pas autant d’acteurs. Mais ils ont répondu que les caméras étaient déjà installées”.  Elle explique ensuite s’être “laissée faire” et avoir subi “des trucs qu’elle ne voulait pas”.

Des producteurs accusés d’avoir franchi la ligne ?

Suite à la diffusion de la vidéo de Konbini, trois associations féministes, Les Effrontées, Osez le Féminisme et Le Mouvement du Nid, ont donc envoyé un signalement au parquet de Paris. Quelques mois plus tard, ce dernier a décidé de donner suite à la demande et il a ainsi ordonné une enquête, confiée au 3e district de la police judiciaire de Paris.

Les trois associations féministes accusent ces producteurs d’imposer des pratiques sexuelles “hors-norme” et “douloureuses” aux femmes, mais aussi de ne pas leur demander leur consentement.

Contacté par nos confrères de 20 Minutes, Thierry Doucre, le directeur marketing de Jacquie et Michel, indique être tombé des nues. Il a également rappelé que son entreprise ne réalisait pas de vidéos pornographiques.

Le groupe se contente en effet de diffuser des films tournés par d’autres sociétés de production. Il révèle également avoir déjà rompu deux contrats avec des producteurs en 2012 et en 2013 suite à des problèmes dont la nature n’a pas été communiquée, mais il a aussi annoncé que Jacquie et Michel collaborera avec la justice et n’hésitera pas un poursuivre les éventuels producteurs incriminés s’ils ont franchi la ligne.

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