J’ai testé (brièvement) le Samsung Gear VR

Samsung a profité du dernier IFA pour lever le voile sur une nouvelle phablette, mais aussi et surtout sur le tout premier casque à réalité virtuelle de son histoire. Le Gear VR, c’est son nom, a fait couler beaucoup d’encre au fil de ces dernières semaines et j’ai justement profité d’une journée portes ouvertes organisée par Heaven pour le prendre en main.

La première chose à savoir, à son sujet, c’est qu’il est le fruit de la collaboration de Samsung et de la société Oculus VR. Possible que ce nom ne vous soit pas inconnu et c’est assez logique puisque c’est la boite qui se cache derrière l’Oculus Rift. Pas mal, non ?

Gear VR : image 1

le Gear VR vu de face.

Certes, mais avant d’aller plus loin, il faut préciser que l’essai était limitée à une toute petite demie-heure. Et autant vous le dire franchement, ces quelques minutes sont passées à une vitesse folle. Je n’ai donc pas eu l’occasion de tester toutes les expériences proposées par la firme. Dommage.

Une jolie bête, assez facile à prendre en main

Esthétiquement parlant, le Gear VR fait la part belle au plastique. Ce n’est pas un choix dénué de raison car le casque est du coup très léger et on ne le sent pas du tout une fois qu’il est mis en place. Samsung a d’ailleurs pensé à mettre de la mousse à l’intérieur histoire de rendre la solution aussi confortable que possible.

Le système d’attache fonctionne à merveille, d’ailleurs.

A l’heure actuelle, le casque n’est compatible qu’avec un seul terminal, et plus précisément avec le Galaxy Note 4. Il s’occupe de tout. L’affichage, bien sûr, mais aussi le calcul des expériences et même le son. Le Gear VR n’est donc qu’une coquille vide mais il n’est pas dénué de contrôles pour autant.

Samsung a intégré un pavé tactile sur la partie droite du casque. Il nous permettra de faire défiler les écrans d’accueil et d’accéder à certaines fonctionnalités. Notre regard, lui, fera office de viseur et nous n’aurons ainsi qu’à tourner la tête dans un sens ou dans l’autre pour sélectionner tel ou tel élément. A tout moment, nous pourrons revenir en arrière en appuyant sur le bouton situé au dessus de cette zone.

On va aussi trouver une molette au dessus de l’appareil. Elle nous permettra de régler les lentilles et de les adapter à notre vue. Inutile de préciser que cela ne va pas remplacer nos lunettes non plus. D’ailleurs, vous pourrez parfaitement utiliser le casque sans les enlever, à condition que leur monture ne soit pas trop large.

Gear VR : image 2

Le Gear VR vu de dessus.

Des expériences inégales et pas toujours probantes

Comme indiqué un peu plus haut, je n’ai pas eu le temps de tester toutes les expériences proposées par Samsung et Oculus VR. J’ai tout de même eu droit à une photo et à une vidéo à 360°, à une bande-annonce diffusée dans l’Oculus Cinéma et à un shooter en prime.

L’expérience qui m’a le plus impressionné, c’est la vidéo puisque je me suis retrouvé en train de  nager dans un banc de baleine. J’adore la mer et la plongée sous marine alors ceci explique sans doute cela. Il n’empêche que l’ambiance vraiment géniale, et plutôt réaliste. Le truc assez dingue, en fait, c’est que la vidéo est tout autour de vous alors vous pouvez tourner la tête dans n’importe quel sens. Saisissant.

On retrouve le même système pour les photos à 360° mais là tout est figé alors l’immersion est moindre. Je n’ai pas du tout accroché aux bandes-annonces. L’expérience me plaçait dans une salle de cinéma virtuelle mais elle était vide et je me suis franchement ennuyé.

Fort heureusement, le cinéma a rapidement laissé sa place à un théâtre et à une représentation du Cirque du Soleil. J’ai vraiment adoré, il y avait beaucoup de vie et plein de choses à regarder.

Le shooter n’était pas mauvais, mais je n’ai pas eu le droit d’utiliser la manette et je devais donc piloter le vaisseau… avec ma tête. Pas franchement pratique, surtout qu’il fallait en plus tapoter sur le pavé tactile pour tirer sur les ennemis.

Gear VR : image 3

Un Galaxy Note 4 se cache sur cette photo.

Et alors, bien ou bien ?

Ce n’est pas en une demie-heure qu’on peut se faire une idée d’un produit. Je ne peux donc pas vous dire si le Gear VR est ou non l’invention de l’année, mais une chose est sûre : le produit n’est pas parfait. Et son plus gros défaut, finalement, c’est… l’écran du Galaxy Note 4.

Le truc, c’est que l’image est divisée en deux et cela veut aussi dire que la définition est divisée par deux elle aussi. Du coup, eh bien la trame reste visible et on voit les différentes lignes composants les séquences. Ce n’est pas forcément très marqué, mais il est très difficile de faire l’impasse dessus et cela porte atteinte à l’immersion de l’utilisateur.

Je pense que le problème ne se serait pas posé avec une dalle en 4K mais il faudra attendre le Galaxy Note 5 pour avoir droit à quelque chose de ce genre. Le Galaxy Note 5 et… le Gear VR 2, forcément.

Voilà pour mes impressions. J’oublie plein de choses, forcément, mais j’ai publié un article un peu plus complet sur Machineo hier, avec une jolie vidéo en prime, alors vous pouvez aller fouiner ici pour en savoir un peu plus sur le VR.

Gear VR : image 4

Ah bah oui, il est juste ici, devant les lentilles.