James-Webb : le lancement du télescope spatial repoussé à 2019

Le lancement du successeur du télescope Hubble était prévu pour le mois d’octobre 2018. Cependant, la NASA a annoncé sur son site officiel qu’il y aurait un report d’échéance. De ce fait, le télescope James-Webb sera finalement lancé en printemps 2019. Selon l’agence spatiale, ce report d’échéance n’est pas dû à un problème technique.

La conception du télescope James-Webb a coûté 8,8 milliards de dollars. D’après Thomas Zurbuchen, l’administrateur associé de la Direction des missions scientifiques de la NASA, l’insertion de certains éléments requiert un délai supplémentaire. De plus, ce délai devrait permettre aux ingénieurs de faire toutes les mises au point nécessaires avant le lancement du télescope.

Espace

Sur son site officiel, la NASA affirme que le télescope James-Webb sera prêt à décoller en printemps 2019.

Le JWST : Un projet datant de 1996

Hubble, le télescope spatial actuellement en activité, fut lancé en 1990. C’est pour remédier à sa vieillesse que la NASA décide de concevoir le télescope James-Webb. Cette idée germait déjà chez les scientifiques en 1996.

Si le budget initialement prévu pour le JWST était de 1,6 milliard de dollars, en fin de conception, la totalité des dépenses arrive à 8,8 milliards de dollars.

Le télescope spatial James-Webb comprend dix-huit miroirs hexagonaux et fait un diamètre de 6,5 mètres. James-Webb sera lancé dans l’espace par la fusée Ariane. Il rejoindra ensuite le point Lagrange II d’où il commencera sa mission d’observation.

Un report destiné à tester la résistance du télescope JWST

Le deadline fixé par la NASA correspond à la demande de l’agence spatiale européenne, concepteur du lanceur Ariane 5. De même, le report d’échéance a pour objectif de soumettre le télescope James-Webb aux tests de température en prévision des conditions extrêmes auxquelles il sera confronté.

Contrairement au télescope Hubble, James-Webb est doté d’un capteur de lumière infrarouge.

Grâce à ce capteur, le télescope JWST prend des images plus nettes des différents astres composant l’univers.  Ce télescope devra se situer à une distance de 1,5 million de kilomètres de notre planète. Il sera capable de détecter des exoplanètes et remplir de nombreuses missions d’observation.