Au Japon, découverte d’une algue à trois sexes

Jusqu’à présent, on croyait qu’il n’y avait que deux types de sexes : masculin et féminin. Mais on dirait bien que la Nature n’a pas encore fini de nous surprendre. Des chercheurs japonais ont effectivement découvert une nouvelle espèce d’algue dotée de trois sexes distincts.

Cette espèce d’algue verte particulière porte le nom scientifique de Pleodorina Starrii. Mis à part les traditionnels sexes mâle et femelle, les scientifiques ont effectivement découvert un troisième sexe qu’ils ont appelé « bisexuel ». Les chercheurs avancent qu’il se pourrait que d’autres espèces non répertoriées présentent aussi ces trois phénotypes sexuels.

Des algues dans des fonds marins
Crédits Pixabay

Mais plus intéressant encore, les chercheurs déclarent que les recherches sur cette espèce d’algue verte pourraient nous en apprendre plus sur nos propres caractéristiques sexuelles.

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Et si les algues étaient à l’origine de toute vie animale ?

L’étude a été menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Tokyo, en collaboration avec des chercheurs d’autres universités au Japon. Selon eux, il se pourrait qu’une explosion d’algues, survenue il y a quelques centaines de millions d’années, soit à l’origine de l’humanité et des autres formes de vie animale.

Ainsi, l’Humanité et les algues pourraient être plus liées qu’on ne le pense. Les chercheurs pensent particulièrement que le secret de nos attributs sexuels masculins et féminins pourrait résider dans les algues, nous rapporte Neozone.

Pour information, les algues se présentent comme une espèce à part qui n’appartient ni aux plantes, ni aux bactéries et encore moins aux champignons. Elles peuvent également se reproduire de plusieurs manières.

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Les caractéristiques sexuelles des algues ressemblent à celles des humains ?

On distingue notamment une méthode asexuée, qui s’effectue par clonage. Et une méthode sexuée, qui s’effectue avec un partenaire. Cependant, la reproduction peut également être haploïde, autrement dit avec un seul jeu de chromosomes, ou diploïde, avec deux jeux de chromosomes. D’autres algues sont dites « hermaphrodites », qui signifient qu’elles peuvent changer selon les gènes de l’organisme.

Dans le cas de Pleodorina Starrii, sa forme bisexuelle reposerait sur des cellules reproductrices mâles et femelles. Les chercheurs japonais décrivent ce troisième sexe comme étant un nouveau système d’accouplement haploïde totalement unique chez les algues. Cette espèce, en particulier, formerait des colonies végétatives du même sexe et possèderait des petites cellules sexuelles mobiles mâles ainsi que de grandes cellules sexuelles immobiles femelles. Or, cette configuration sexuelle serait assez similaire aux caractéristiques sexuelles humaines.  

Cette algue pourrait ne pas être la seule à avoir trois sexes

En tout cas, les chercheurs avancent qu’il est possible que d’autres espèces biologiques présentent ces trois sexes. Le biologiste Hisayoshi Nozaki, de l’Université de Tokyo, et membre de l’équipe de recherche a déclaré qu’ « il semble très rare de trouver une espèce avec trois sexes. Mais dans des conditions naturelles, je pense que ce n’est peut-être pas si rare ».

Les chercheurs ont également ajouté que « la poursuite des études sur le terrain pourrait révéler une plus grande existence de trois phénotypes sexuels chez d’autres espèces de volvocines ». Ces dernières ne sont autres que les algues les plus primitives.

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