Au Japon, un chercheur découvre que les bébés peuvent ingérer des cellules cancéreuses lors de l’accouchement

D’après les chercheurs, durant la grossesse, une mère peut transmettre un cancer à son bébé via le placenta, même si cela n’arrive pas très souvent (seulement deux fois sur un million de naissances chez les mères atteintes de cancer).

Et récemment, selon des chercheurs japonais, ce n’est pas la seule façon pour une mère souffrant de cancer de contaminer son enfant. Une première médicale a en effet été rapportée dans une nouvelle étude réalisée par ces chercheurs japonais : la transmission par voie vaginale de cellules cancéreuses de mères atteintes d’une tumeur du col de l’utérus à des nourrissons au moment de l’accouchement par voie basse.

Une mère et son bébé

Photo d’Aditya Romansa. Crédits unsplash

D’après ces chercheurs, cette mode de transmission est tout à fait possible. Le nourrisson qui naît d’une mère atteinte d’un cancer du col de l’utérus va aspirer les cellules cancéreuses présentes dans les fluides du canal génital auxquelles il peut être exposé durant l’accouchement.

Deux cas de nourrissons infectés par des cellules tumorales de leurs mères

Un nourrisson de 23 mois et un enfant de six ans ont chacun développé des cancers pulmonaires, diagnostiqués à la tomodensitométrie quand ils se sont respectivement présentés à l’hôpital pour toux et douleurs thoraciques.

Ces jeunes patients, qui ont été traités par des séances de chimiothérapie, n’ont été guéris qu’après avoir subi des interventions chirurgicales pour enlever les tissus cancéreux. On a ainsi prélevé un lobe cancéreux de tissu pulmonaire chez le nourrisson de 23 mois tandis que l’enfant de six ans s’est fait enlever tout son poumon gauche.

Les mères respectives de ces deux jeunes patients avaient été diagnostiquées tardivement de cancers du col de l’utérus et sont toutes deux décédées. À noter que la mère du nourrisson de 23 mois n’avait pas été vaccinée contre le virus du papillome humain (VPH).

Comment se fait la transmission vaginale de cellules cancéreuses mère-enfant

L’examen histologique des tissus des tumeurs cervicales maternelles et des tumeurs pulmonaires des deux fils suggère que les cancers de ces derniers provenaient directement de leurs mères, car ils avaient des profils génétiques similaires sous la forme de certaines mutations, avec l’absence du chromosome Y ainsi que les caractéristiques du génome du VPH.

D’après les experts, la transmission de tumeurs cervicales par les mères à leurs enfants est la cause la plus probable de développement de cancers pulmonaires chez ces derniers. La transmission vaginale mère-enfant des cellules tumorales s’est apparemment fait par inhalation de liquide amniotique, de sécrétions ou de sang provenant du col de l’utérus contaminés par les cellules tumorales maternelles, par le nourrisson pendant l’accouchement.

De plus, la transmission materno-fœtale de cellules cancéreuses par voie transplacentaire entraîne l’extension des cancers non seulement aux poumons, mais également à d’autres organes tels que le cerveau, le foie, les os. Alors qu’ici, le cancer n’a touché que les poumons et a été localisé le long des bronches, ce qui confirme la précédente hypothèse.

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