Japon : Reprise de la chasse à la baleine à but commercial

Depuis 1988, le Japon a cessé toute activité de chasse à la baleine destinée au commerce. Le pays, tout comme plusieurs autres pays du monde avait accepté de signer un accord impliquant la suspension de la chasse aux cétacés, lancé en 1985 par l’IWC ou International Whaling Commission. Selon le moratoire, les baleines ne peuvent être chassées qu’à des fins scientifiques uniquement.

Le 1er juillet dernier, le Japon a repris la chasse commerciale de ces mammifères marins, une décision que le pays avait déjà annoncée officiellement en décembre 2018. Le pays du soleil levant constitue ainsi la troisième nation à autoriser cette activité en dépit du moratoire proposé par l’IWC, après l’Islande et la Norvège.

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Selon les informations, les pêcheurs de baleines japonais ne pourront toutefois effectuer leur activité qu’au niveau de la zone économique et la mer territoriale du pays.

Chasse, culture et économie locale

Entre 1985 et 2017, le Japon a chassé plus de 17 000 baleines. Pendant cette période, les baleines tuées étaient supposées destinées à la recherche scientifique. Quand les scientifiques avaient fini leurs études, la viande était vendue dans les restaurants et les magasins pour la consommation.

Au Japon, la chasse à la baleine et la consommation de sa viande font depuis longtemps partie de la culture. Relancer la pêche commerciale aux cétacés serait en partie un moyen pour le gouvernement de perpétuer cette coutume. D’autre part, celui-ci espère que cette activité renforcera l’économie du pays, ce qui est, selon les sondages, encore incertain puisque la consommation de la viande de baleine a beaucoup chuté depuis les trois dernières décennies.

Un quota fixé pour 2019

Parmi les espèces de baleines que l’on peut rencontrer dans les zones de chasse du Japon, on peut trouver une espèce classée « en danger d’extinction » par l’IUCN, le rorqual boréal, et deux autres espèces moins menacées qui sont la baleine de Bryde et le petit rorqual.

Bien que le gouvernement japonais autorise désormais la pêche à la baleine, il a cependant posé certaines conditions afin de limiter le nombre d’individus tués. Pour cette année 2019, l’Agence Japonaise de la Pêche a déclaré que le quota de chasse à la baleine serait de 227. Ce serait, selon les études, un nombre plus raisonnable que celui des précédentes années, comme en 2017, année durant laquelle les cétacés tués par les navires de pêche japonais ont atteint les 333 individus. Et ce, rien qu’en Antarctique.

En ces temps où l’on entend fréquemment parler de la disparition d’espèces animales et végétales, cette reprise de la chasse à la baleine inquiète.

La question est de savoir quelles dispositions les organismes œuvrant  dans la protection des animaux prendront face à cette décision du Japon.

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