Japon : sept dirigeants du culte d’Aum Shinrikyo exécutés

Aum Shinrikyo est un culte fondé en 1984 par le pharmacien Chizuo Matumoto. Plus tard, ce dernier a pris le nom de Shoko Asahara. Ce culte était au début dédié à la méditation et au yoga, mais il est rapidement devenu un culte religieux ancré dans la science et la technologie après qu’Asahara ait convaincu ses disciples qu’il avait été choisi par le dieu hindou Shiva pour créer une société utopique.

Toutefois, le culte d’Aum Shinrikyo se distingue par la dangerosité de ses pratiques et de ses membres qui combinaient à la fois le yoga, le meurtre, la production d’armes chimiques et le terrorisme.

La plus grande attaque perpétrée par ce groupe religieux est l’attentat au gaz sarin mortel qui a eu lieu à Tokyo en1995.

Cette attaque demeure jusqu’à maintenant l’acte de terrorisme domestique le plus meurtrier dans l’histoire du Japon.

L’attentat du 20 mars 1995

Le 20 mars 1995, un chercheur en intelligence artificielle, deux physiciens, un ingénieur et un cardiologue ont embarqué dans cinq trains différents de Tokyo à l’heure de pointe du matin.

Ils ont chacun transporté deux petits sacs en plastique enveloppés dans du papier et un parapluie avec une pointe affûtée.

Les terroristes ont ensuite laissé les sacs dans des stations de métro prédéterminées, ont perforé les sacs avec la pointe de leurs parapluies et ont rejoint leurs chauffeurs. En l’espace de quelques minutes, le gaz mortel s’est infiltré dans les tunnels du métro et a causé la mort de douze navetteurs de métro ainsi que plus de mille blessés.

Exécution par pendaison

Le 6 juillet 2018 a eu lieu l’exécution par pendaison des sept dirigeants d’Aum Shinrikyo parmi lesquels on compte le leader du culte Shoko Asahara, le cerveau de l’attentat du métro, Yoshihiro Inoue, le scientifique en chef du cartel, Seiichi Endo et le chimiste en chef du groupe Masami Tsuchiya.

Bien que les défenseurs des droits humains comme Amnesty International condamnent les exécutions, les victimes de cet attentat de 1995 et leur famille déplorent seulement que ces exécutions n’aient pas été annoncées à l’avance au public. C’est le cas de Shizue Takahashi, la veuve d’un employé de Tokyo Metro décédé dans cet attentat qui aurait voulu entendre les confessions des meurtriers avant leur trépas ou du moins annoncer la nouvelle de cette exécution à ses parents avant qu’elle n’ait eu lieu.

Actuellement, le culte d’Aum Shinrikyo existe encore bien qu’il ait pris de nom d’Aleph depuis 2000 et prône un culte beaucoup moins violent.