John Edwards, le commissaire à la vie privée de Nouvelle-Zélande boycotte à son tour Facebook

Face à l’énorme scandale qui a touché Facebook concernant l’abus de données dont elle est accusée, de plus en plus de personnes décident de boycotter le réseau social en supprimant leur compte et en le faisant savoir avec le hashtag #DeleteFacebook.

Parmi les personnes influentes qui ont décidé de quitter la plateforme, on citera John Edwards qui n’est autre que le commissaire à la protection de la vie privée de la Nouvelle-Zélande.

John Edwards a fait connaitre sa décision de quitter le réseau social dans un billet qu’il a écrit dans TheSpinoff. Dans sa publication, il pointe du doigt le fait que Facebook n’est pas conforme à la loi de confidentialité de la Nouvelle-Zélande.

John Edwards n’en est pas resté là. Il a incité ses compatriotes à suivre son exemple et à supprimer à leur tour leur compte Facebook.

Entorse à la loi sur la protection des renseignements personnels

Cette décision de John Edwards survient après qu’un utilisateur néozélandais se soit plaint du fait que Facebook ne lui ait pas fourni les informations qu’il détenait sur lui. « Chaque Néozélandais a le droit de savoir quelles informations une agence détient à son sujet. C’est un droit d’importance constitutionnelle. »

Dans son billet, John Edwards a indiqué que « Facebook n’a pas respecté ses obligations en vertu de la Loi sur la protection des renseignements. » Il explique que lorsque son bureau a demandé au réseau social de fournir les renseignements en question, Facebook a refusé en affirmant qu’il n’est pas assujetti à la loi sur la protection des renseignements personnels de la Nouvelle-Zélande.

Facebook accusé d’ingérence dans la vie privée

Suite à ce refus de Facebook, John Edwards a indiqué qu’il était dans l’incapacité de poursuivre son enquête. Il a déclaré aux personnes concernées par l’affaire que les actions du réseau social constituent une ingérence dans la vie privée.

Face à ces déclarations, Facebook a fait savoir via un porte-parole qu’il était déçu que John Edwards leur ait demandé de donner accès à des données privées appartenant à plusieurs personnes avant de les critiquer pour protéger leur vie privée.

Pour sa défense, le réseau social a indiqué qu’il examinait toutes les demandes de divulgation de données personnelles et remettait en question ceux qui sont trop larges.

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