“Joy-Con Drift” de la Switch : la Commission européenne appelée à initier des enquêtes

Une fédération de 44 associations de consommateurs vient d’officiellement demander à la Commission européenne d’être à l’initiative d’enquêtes sur la problématique de “Joy-Con Drift”, rencontrée par de nombreux possesseurs de Nintendo Switch. Près de 25 000 plaintes ont ainsi déjà été reçues par les organisations membres du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).

Malheureux joueurs de Switch qui ne pouvez, la faute au “Joy-Con Drift”, réaliser de correctes trajectoires dans un jeu de course ou des esquives salutaires dans un jeu d’action, rassurez-vous : vous n’êtes pas oubliés. Pas forcément par Nintendo mais par des associations de défense de consommateurs.

Switch-Joy-Con

On apprend ainsi, via VGC, qu’une missive a été adressée le 27 janvier à la Commission européenne par le BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs) dans l’optique que des enquêtes soient ouvertes. La BEUC est une fédération de 44 organisations de consommateurs indépendantes issues de 32 pays.

Plaintes quant aux “Joy-Con Drift” : 88% de cas dans les deux premières années

La lettre a trait à “une infraction généralisée à la dimension communautaire du droit européen de la consommation, liée à l’obsolescence prématurée du produit appelé Nintendo Switch”. Plus clairement, le plainte cible un constructeur, en l’occurrence Nintendo qui “continue à vendre des produits qui tombent en panne prématurément, ce qui nuit aux consommateurs et à l’environnement”.

Le BEUC a fait savoir que près de 25 000 plaintes ont été reçues jusqu’à aujourd’hui par ses organisations membres, et que dans 88% des cas, les Joy-Con sont apparus défectueux dans les deux premières années d’utilisation. La plainte formulée dans le courrier est la suivante :

“Nous demandons à la Commission européenne d’inviter les autorités nationales à enquêter sur les pratiques de Nintendo dans leur pays, à lancer une action coordonnée de contrôle et à publier une position commune, qui devrait demander à l’entreprise de modifier la conception de son produit, afin de prévenir efficacement son obsolescence précoce, et d’ici là, de réparer gratuitement ce produit et d’informer correctement les consommateurs sur la durée de vie limitée des manettes Joy-Con”.

Monique Goyens, présidente du BEUC, a évoqué une démarche légitime du fait que Nintendo aurait dû, à l’origine, proposer un produit irréprochable dans sa fiabilité :

“Les consommateurs partent du principe que les produits qu’ils achètent ont une durée de vie appropriée, conformément à des attentes justifiées, et qu’ils ne doivent pas payer des remplacements coûteux en raison d’un défaut technique. Nintendo doit maintenant trouver des solutions appropriées pour les milliers de consommateurs touchés par ce problème.”