JPMorgan met à pied un de ses traders pour avoir utilisé WhatsApp avec ses collègues

Chaque entreprise a ses propres règlements internes. En ce qui concerne la banque américaine JPMorgan, ses employés n’ont pas le droit d’utiliser des messageries chiffrée pour parler de leur travail parce que ces dernières échappent aux contrôles des administrateurs informatiques de la firme.

Il y a quelques jours, Edward Koo, un courtier spécialisé dans les produits financiers liés aux obligations a été mis à pied pour avoir créé un groupe de discussion incluant ses collègues sur l’application WhatsApp.

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Si cette interdiction semble assez inhabituelle, JPMorgan n’est pourtant pas l’unique banque américaine à l’avoir instauré dans son règlement interne.

Le Trader a été mis à pied et une enquête est ouverte

Selon l’AFP, cette information provenant de l’agence Bloomberg News aurait été confirmée par une  source proche du dossier. Cependant, l’identité de cette dernière n’a pas été dévoilée par l’agence de presse française.

Edward Koo a été suspendu par la banque JPMorgan il y a quelques jours pour avoir lancé une discussion de groupe sur l’application WhatsApp dans laquelle il échangeait avec des collègues de travail. Une enquête interne a été lancée dans le but de comprendre les agissements de ce salarié qui semblait pourtant être un modèle.

Selon les premiers rapports, les discussions n’incluraient « rien qui puisse intéresser le régulateur ou contribuer à manipuler les marchés ». Une bonne nouvelle pour l’accusé qui risque non seulement de perdre son travail, mais également sa crédibilité dans le secteur bancaire.

Une sanction tout à fait commune pour un motif inhabituel

La sanction du courtier a été mise en vigueur il y a environ deux semaines et sera maintenue jusqu’à ce que l’enquête soit close et aboutisse à une décision finale.

Il est à noter qu’Edward Koo travaille chez JPMorgan depuis 2002. Il est donc évident qu’il connaissait parfaitement ce règlement l’interdisant de parler de travail avec ses collègues depuis des messageries cryptées depuis longtemps.

Contactée par l’AFP, la banque américaine n’a souhaité émettre aucun commentaire concernant l’affaire. Nous savons toutefois que l’enquête risque de durer encore quelques semaines et que Koo risque le licenciement si jamais les enquêteurs trouvent des éléments le reliant à la violation des règlements internes de l’entreprise.

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