Julian Assange compte aider les firmes de la Tech en matière de sécurité

Vu par certains comme un courageux lanceur d’alerte au même titre qu’Edward Snowden, considéré par d’autres comme un traître, le cas de Julian Assange (Fondateur et Rédacteur en chef de Wikileaks) ne laisse clairement pas indifférent.

Vivant réfugié depuis 2012 dans l’ambassade d’Équateur à Londres, le cybermilitant australien continue malgré tout de prendre la parole ponctuellement, notamment au moyen de conférences de presse tenues en ligne. Des conférences qui lui permettent de s’exprimer sur pléthore de sujets et notamment sur les grands débats de société comme la question de la sécurité informatique.

Julian Assange, fondateur et rédacteur en chef de Wikileaks, a indiqué être prêt à aider les firmes de la Tech en leur montrant les failles employées par la CIA

C’est dans ce contexte qu’il a indiqué hier être prêt à donner aux grandes firmes de la Tech un accès exclusif aux données provenant de la CIA, données ayant conduit à la publication de révélations majeures sur Wikileaks ce mardi. De quoi leur permettre de combler les failles de sécurité exploitées par l’agence de renseignement américaine.

Les géants de la Silicon Valley déjà au travail pour combler ces failles

Si l’annonce de Julian Assange semble généreuse, les grandes entreprises technologiques ne sont pourtant pas restées les bras croisés en attendant que le fondateur de Wikileaks tienne ses promesses.

Google a ainsi déjà annoncé que ces brèches de sécurité avaient déjà été comblées, et ce dès le début de la semaine, soit peu après les révélations faites par l’organisme. Même combat pour Apple, qui a toutefois mis un bémol de son côté en précisant avoir résolu “beaucoup de problèmes“, grâce à une équipe spécifique ayant été dépêchée pour se pencher sur la question.

Microsoft tout autant concerné par ces brèches

Les firmes de Mountain View et de Cupertino ne sont cependant pas les seules à être concernées par le dernier article de Wikileaks, celle de Redmond étant également au rang des entreprises touchées.

Contacté par Reuters, Microsoft a toutefois indiqué ne pas avoir encore reçu d’information de la part d’Assange. Fait amusant : la firme de Satya Nadella invite ce dernier à passer par la voie officielle en envoyant un mail à [email protected], comme n’importe quelle autre personne ayant découvert des failles de sécurité.

Chez Microsoft on ne fait visiblement pas de traitement de faveur.

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