Jupiter : la tâche rouge immortalisée par Juno

Juno, une sonde de la NASA, a été envoyée sur Jupiter en début juillet 2017 pour effectuer un survol à une altitude de 3.500 km. Avec une si basse altitude, la sonde a pu capter un phénomène extraordinaire déjà rapporté par Jean-Dominique Cassini au XVIIe siècle : un gigantesque anticyclone. Ses dimensions extraordinaires de douze mille kilomètres de longueur et quinze mille kilomètres de largeur en fait un des phénomènes les plus insolites du système solaire.

À l’intérieur de cette mégatempête, le vent souffle à une vitesse de sept cents kilomètres par heure. Il s’agit bel et bien d’une anomalie atmosphérique dont la caméra de Juno est en train de recueillir les images.

Tâche Jupiter

Ces dernières font actuellement l’objet d’études et vont ensuite être publiées sur un site de la NASA et dévoilées au public.

Jupiter et sa tâche unique en son genre

En tout, Juno devrait effectuer un survol de Jupiter en 53,5 jours. Bientôt, on pourra ainsi découvrir les plus belles photos de la géante gazeuse sur internet.

Certains clichés, à l’instar de celui pris par Björn Jonsson, illustrent merveilleusement bien la tache rouge de Jupiter. Si bien que l’on aurait l’impression d’avoir la vue en direct de Juno sur l’immense tempête.

Néanmoins, on devra encore patienter quelques années avant de pouvoir analyser tous les éléments rapportés par les instruments scientifiques mis en place sur Juno. Les informations encore indéchiffrables pourront être utiles pour comprendre la diminution annuelle de ce cyclone.

La mission de Juno pourrait être compromise

Normalement, Juno devrait faire une trentaine de révolutions autour de Jupiter. Aux dernières nouvelles, on a rapporté que les ingénieurs ont été contraints de laisser Juno sur une orbite elliptique en raison d’un problème lié au moteur de la sonde.

Initialement, la mission de Juno est censée prendre fin en février 2018, cette nouvelle donne pourrait venir tout remettre en question. Si les chercheurs n’arrivent pas à corriger le problème, alors la sonde pourra toujours observer la géante gazeuse… sans pour autant l’approcher souvent.

Malgré ces nouveaux paramètres à prendre en compte, la caméra de la sonde devrait continuer à transmettre des images aux équipes au sol, des images qui pourraient bien nous en apprendre beaucoup sur cette planète pas tout à fait comme les autres.