JUUL y va de sa poche et accepte de revoir sa stratégie marketing pour protéger les jeunes en Caroline du Nord

Depuis quelques années, le vaping a eu le vent en poupe, devenu un phénomène à la mode, surtout auprès des plus jeunes. Et même si les spécialistes parlent pour le moment d’effets néfastes moindres, comparés à ceux du tabac, le danger reste présent.

La firme américaine JUUL est une référence en matière de produits liés au vapotage. Mais sa stratégie marketing lui a attiré les foudres de l’État de la Caroline du Nord. En effet, les autorités lui reprochent de clairement inciter les jeunes, qui s’y mettent de plus en plus soit dit en passant, au vapotage.

Un jeune en train de vapoter
Crédits Toan Nguyen – Unsplash

Selon les informations partagées, JUUL s’est finalement décidé à se remettre en question, en plus de consentir à payer une amende s’élevant à 40 millions de dollars. Mais alors que la firme s’engage à preuve de bonne volonté, elle est encore loin d’être sortie d’affaire.

Les publicités de JUUL responsables d’une flambée du vapotage chez les jeunes

Selon le CDC, de 2011 à 2019, le taux d’adeptes du vapotage est passé de 1,5 à 27,5 % chez les lycéens. Ce qui est vraiment alarmant. À cause de sa stratégie de marketing, JUUL joue un rôle majeur dans cette considérable hausse selon les autorités de la Caroline du Nord. En cause, les publicités qui ciblent les jeunes.

En effet, en 2015 et en 2016 par exemple, Juul faisait la publicité de ses produits via les sites internet de Cartoon Network et de Nickelodeon, dont l’audience est majoritairement mineure. Et en 2019, Juul aurait même envoyé des démarcheurs dans des écoles pour faire la promotion de ses articles. Tout cela sans l’accord des parents d’élèves ni des professeurs.

Afin de remettre JUUL dans le droit chemin, l’État de la Caroline du Nord a donc décidé de porter l’affaire devant la justice. Résultat des courses, en plus de devoir payer une amende de 40 millions de dollars, JUUL devra se plier à plusieurs règles, notamment l’interdiction de diffuser des publicités visant les jeunes.

Malgré les efforts promis en Caroline du Nord, Juul n’est pas encore sortie d’affaire

Afin de stopper la flambée du vaping chez les jeunes, la firme a déclaré qu’elle ira jusqu’à envoyer chaque mois, des employés infiltrés, âgés entre 21 entre 27 ans, dans plus de 50 magasins situés en Caroline du Nord. Cela permettra de vérifier si les commerçants vendent des cigarettes électroniques à des clients âgés de moins de 21 ans, ce qui est illégal.

JUUL a aussi souligné qu’à présent, plus aucun individu de moins de 35 ans ne sera accepté dans son équipe de marketing. Ceci afin d’éviter que la stratégie marketing ne s’oriente vers les jeunes utilisateurs.

Il semble donc que le dossier JUUL soit plus ou moins réglé en Caroline du Nord est réglé. En revanche, la firme doit encore faire face à des poursuites dans d’autres États américains, dont le Massachusetts, toujours pour le même motif. En effet, depuis 2020, 39 procureurs généraux des États-Unis ont décidé de surveiller de près ses méthodes publicitaires.

On risque donc d’en entendre encore parler prochainement.

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