Kaspersky se lance dans les systèmes d’exploitation

Kaspersky Lab s’est fait connaître grâce à son antivirus, mais l’éditeur russe a désormais d’autres aspirations et il souhaite ainsi se faire un nom sur un marché relativement encombré : celui des systèmes d’exploitation. Il vient en effet de lever le voile sur un nouveau système ultra sécurisé, un système sobrement baptisé… Kaspersky OS.

La firme a commencé à travailler sur cette solution en 2002 et elle aura donc eu besoin de quatorze années pour parvenir à ses fins. Elle avait d’ailleurs évoqué une première fois son produit en 2012, par le biais d’une note signée par son fondateur, Eugene Kaspersky.

Kaspersky OS

Kaspersky OS est fin prêt, et le premier produit à en profiter est ce commutateur.

Entre temps, les ingénieurs de l’entreprise n’ont visiblement pas chômé, car ils ont finalisé la solution et cette dernière vient ainsi d’entamer sa dernière ligne droite.

Kaspersky OS vient d’entamer sa dernière ligne droite

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, Kaspersky OS ne viendra pas concurrencer Windows ou même OS X. Ce système n’est effectivement pas fait pour fonctionner sur nos ordinateurs, mais plutôt sur les équipements réseau. Le premier appareil à en profiter sera d’ailleurs un commutateur de niveau 3 fabriqué par Kraftway, une entreprise russe.

Sur le papier, cela n’a pas l’air très excitant, mais ce système pourrait changer pas mal de choses dans les années à venir puisqu’il permettra de sécuriser en un instant tous les appareils connectés sur le réseau.

Ce détail est d’ailleurs loin d’être anodin, car nos ordinateurs, nos machines hybrides et nos tablettes tactiles ne seront pas les seuls à profiter de ses largesses. Grâce à lui, nous devrions aussi être en mesure de sécuriser les accès à nos objets connectés, ce qui risque de s’avérer plutôt utile.

Un système d’exploitation pour sécuriser les équipements réseau

Kaspersky semble d’ailleurs avoir revu sa copie, car le PDG de l’entreprise avait indiqué dans sa première note que le produit visait exclusivement les environnements sensibles, comme les sites industriels. Si l’on en croit le partenariat conclu avec Kraftway, alors ce système d’exploitation viserait tous les équipements réseau.

Pour l’heure, nous savons malheureusement peu de choses sur le produit, si ce n’est qu’il ne se base pas sur un noyau Linux. Kaspersky a effectivement préféré repartir de zéro pour développer son système et ce dernier fonctionne ainsi grâce à un microkernel développé par l’éditeur.

Ce qui nous amène à nous poser une autre question : le produit sera-t-il open source ? Si ce n’est pas le cas, alors il risque de perdre pas mal de son intérêt aux yeux des experts en sécurité. Bonne nouvelle en revanche, grâce à l’architecture choisie par l’éditeur, Kaspersky OS sera tout à fait capable de faire fonctionner du code venant de tierces parties.

Pour le reste, il faudra attendre la prochaine note de blog.