Kepler-47 abriterait une troisième planète

À environ 3.340 années-lumière de la Terre, il existe un couple d’étoiles nommé Kepler-47. Il s’agit d’un objet circumbinaire. En effet, deux planètes, Kepler-47b et Kepler-47d, gravitent autour de l’étoile binaire. Dernièrement, les astronomes viennent de confirmer l’existence d’une troisième planète, Kepler 47b, située entre les deux premières.

Il s’agit d’une géante gazeuse. Avec une très faible densité, elle mesure sept fois la taille de la Terre.

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Kepler-47c est située à une distance qui équivaut à 0,7 fois la distance Terre-Soleil par rapport à l’étoile double. Son existence a été suspectée par les astronomes en 2012, à la suite d’un transit inexpliqué de 4,15 heures repéré par le télescope spatial Kepler. En 2015, un modèle prédictif avait aussi indiqué la présence d’une troisième planète.

L’existence de l’exoplanète a été confirmée par une équipe d’astronomes menée par Jerome Orosz, de l’université d’État de San Diego. Ils ont publié un article sur la trouvaille dans la revue The Astronomical Journal.

La plus grande planète du système Kepler-47

La troisième planète du système a été identifiée après des transits supplémentaires. Située dans la zone habitable de Kepler-47, elle tourne autour de l’étoile binaire en 303 jours.

Notons que la densité de chacune des planètes de ce système circumbinaire est extrêmement faible. Aucune ne dépasse celle de Saturne.

En outre, Kepler-47d a une température évaluée à 10 degrés C (50 degrés F). Celle de Kepler-47c est estimée à 32 degrés C (26 degrés F) et celle de Kepler-47, la plus petite, serait d’environ 169 °C (336 °F).

Par ailleurs, rappelons que la méthode du transit planétaire est une technique permettant de détecter la présence d’une planète à partir de la baisse de luminosité qu’elle engendre en passant devant une étoile. Kepler-47d n’aurait pas été repérée plus tôt en raison de la faiblesse des signaux de transit. Ainsi, en l’espace de quatre ans seulement, l’alignement des plans orbitaux des planètes a changé et les signaux de transit se sont renforcés.

William Welsh, astronome de la SDSU et co autour de l’étude, a confié sa surprise. « Nous ne nous attendions certainement pas à ce que ce soit la plus grande planète du système. C’était presque choquant. »

Une meilleure compréhension des systèmes planétaires

« Avec un transit supplémentaire, la période orbitale de la planète a pu être déterminée et nous avons ensuite été en mesure de découvrir plus de transits qui étaient cachés par le bruit dans les données antérieures », a déclaré l’astronome SDSU, Jerome Orosz, l’auteur principal du journal.

Grâce à cette découverte, les astronomes ont une meilleure compréhension des systèmes situés en dehors de la Voie lactée. Auparavant, les scientifiques pensaient que la perturbation gravitationnelle engendrée par une étoile binaire était peu propice à la formation d’une planète.

« Kepler 47 montre que, quel que soit le processus qui forme ces planètes – un résultat qui ne s’est pas produit dans notre système solaire -, il est commun aux systèmes planétaires à une seule étoile et circumbinaires », Jonathan Fortney, astronome de l’Université de Californie à Santa Cruz, qui n’a pas participé à l’étude.

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