Kepler-62f et Kepler-186f seraient très similaires à la Terre

D’après une nouvelle étude réalisée par une équipe du Georgia Institute of Technology et du Centre Harvard-Smithsonian for Astrophysics, les exoplanètes Kepler-62f et Kepler-186f qui se trouvent dans la zone habitable seraient propices à la vie. Les scientifiques ont constaté que ces planètes ont des inclinaisons axiales très stables, tout comme la Terre. Cela suggère qu’elles ont un climat stable et des saisons régulières.

Kepler-62f est l’une des cinq exoplanètes en orbite autour de l’étoile Kepler-62, en direction de la constellation de Lyra. Elle était considérée comme la planète la plus proche de Terre avant que les chercheurs découvrent, en 2014, Kepler-186f. Cette dernière tourne autour de Kepler-186, une étoile naine de type M1 située dans la constellation du Cygne.

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Les détails sur la recherche ont été publiés dans Astronomical Journal, le 17 mai 2018.

L’importance de l’inclinaison axiale pour le climat

Le Dr Gongjie Li du Georgia Institute of Technology et du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics et sa collègue Yutong Shan ont utilisé des modèles qui simulent la dynamique de l’axe de rotation des exoplanètes. Notons que l’inclinaison axiale affecte la façon dont la lumière du soleil frappe la surface de la planète. Elle joue ainsi un rôle prépondérant les caractéristiques du climat et des saisons.

« Notre étude est parmi les premières à étudier la stabilité climatique des exoplanètes et s’ajoute à la compréhension croissante de ces mondes proches potentiellement habitables », a précisé le Dr Gongjie Li.

« Quelle est l’importance de l’inclinaison axiale pour le climat? Une grande variabilité de l’inclinaison axiale pourrait être une des principales raisons pour lesquelles Mars s’est transformé d’un paysage aquatique il y a des milliards d’années en un désert aride aujourd’hui », ont expliqué les scientifiques.

Un endroit plus confortable pour commencer

L’inclinaison axiale de la Terre oscille entre 22,1 et 24,5 degrés, passant d’un extrême à l’autre tous les dix mille ans environ. Celle de Mars varie de zéro à soixante degrés. Les expertes pensent que « cette instabilité a probablement contribué à la dégradation de l’atmosphère martienne et à l’évaporation des eaux de surface », malgré le fait que la planète se trouve dans une zone habitable.

« Je ne pense pas que nous comprenions assez sur l’origine de la vie pour exclure la possibilité de leur présence sur des planètes avec des saisons irrégulières », a souligné Shan. « Même sur Terre, la vie est remarquablement diversifiée et a fait preuve d’une résilience incroyable dans des environnements extraordinairement hostiles, mais une planète climatiquement stable pourrait être un endroit plus confortable pour commencer. »

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