Kepler-62f pourrait être la Terre 2.0 dont tout le monde rêve

Kepler-62f n’est pas une planète comme les autres. Elle présente en effet de nombreux points communs avec la Terre et certains chercheurs estiment donc qu’il y a une chance pour qu’elle soit habitable. En réalité, si c’est le cas, alors elle pourrait même abriter la vie. Il est cependant très difficile de s’en assurer car elle est située à un peu plus de 1 200 années-lumière de notre bonne vieille planète.

Kepler a été lancé en 2009 et le télescope est donc en service depuis sept ans environ. Il a eu une carrière assez mouvementée et il a ainsi enchainé les pannes durant ces dernières années.

Kepler-62f

Kepler-62f présente de nombreux points communs avec la Terre.

Cela ne l’a cependant pas empêché de remplir sa mission et il a ainsi détecté des centaines d’exoplanètes depuis sa mise en fonction.

Kepler a détecté des centaines d’exoplanètes différentes depuis 2009

La NASA a d’ailleurs tenu une conférence de presse spéciale le 11 mai dernier pour annoncer la découverte de 1 284 exoplanètes supplémentaires, pour un total de 3 200 planètes détectées.

Mais voilà, la plupart de ses planètes sont placées trop près ou trop loin de leur étoile et très peu d’entre elles présentent des caractéristiques communes à celle de notre planète. Sur la dernière moisson du télescope, seules neuf planètes sont situées dans une zone habitable, une zone où la température permet à l’eau d’exister à l’état liquide.

Kepler-62f a été découverte en 2013 lorsque Kepler est parvenu à débusquer un nouveau système stellaire composé de cinq planètes gravitant autour d’une étoile plus petite et plus froide que notre Soleil.

La planète est environ 40 % plus grande que la Terre et elle fait le tour de son étoile en 267 jours.

Kepler-62f est 40 % plus grande que la Terre

Une équipe d’astronomes de l’Université de Washington s’est concentrée sur cette mystérieuse planète durant ces trois dernières années et ils se sont appuyés sur plusieurs modèles climatiques et sur un supercalculateur afin de tenter de dresser son portrait.

D’après leurs analyses, il “suffirait” que son atmosphère soit entre trois et cinq fois plus importante que la Terre pour qu’elle puisse abriter la vie. En outre, elle devrait aussi être entièrement composée de dioxyde de carbone ou de gaz carbonique pour qu’elle soit viable.

Le Dr Aomawa Shield pense qu’il est parfaitement possible que la planète réunisse ces conditions mais il est malheureusement impossible de le vérifier pour le moment car Kepler-62f est située beaucoup trop loin de notre planète et de nos télescopes. Pour le moment du moins.