Kilian Jornet a gravi l’Everest en vingt-six heures

Kilian Jornet est un jeune espagnol âgé de vingt-neuf ans. En 2012, il s’est fixé un défi ambitieux : gravir le mont Everest. Haute de 8.848 mètres d’altitude, il s’agit de la plus haute montagne au monde, d’où son surnom « le toit du monde ». Le jeune alpiniste a réussi à atteindre son objectif en début de semaine. Il a pu venir à bout d’Everest en seulement vingt-six heures. Il a notamment survécu à la zone de la mort et il a aussi vaincu le mal aigu des montagnes.

Pour avoir remporté ce défi, Kilian Jornet a reçu le surnom d’ultraterrestre. Il n’a pas fait que battre largement les records précédents. Le fougueux jeune homme a en effet escaladé la montagne sans corde fixe ni assistance respiratoire. De plus, il a choisi la voie réputée la plus périlleuse, celle du Nord, par le Tibet.

Everest

En temps normal, les alpinistes entraînés ont besoin de trois à cinq jours pour venir à bout d’Everest via ce chemin.

Le mal des montagnes

Le chemin parcouru par le jeune espagnol est fait de 3.800 mètres de dénivelé positif et de 2.300 mètres d’ascension. Cette dernière s’étend sur une pente à plus de cinquante degrés. Sur son trajet, il a dû affronter le « mal des montagnes », un phénomène bien connu des alpinistes. Celui-ci commence à se manifester vers 3.500 mètres d’altitude.

Pour s’adapter au manque d’oxygène, l’organisme doit réagir et il le fait en affaiblissant les muscles et le cœur afin de limiter autant que possible les efforts physiques.

À plus de quatre-mille mètres d’altitude, des symptômes plus alarmants peuvent apparaître. Il s’agit notamment d’œdème pulmonaire (toux, crachats, lèvres bleues) ou cérébral (maux de tête intenses vomissements, troubles de la vue).

Au sommet à minuit

Sur son blog, dans un communiqué, Kilian Jornet raconte l’expérience de son exploit : « Jusqu’à 7.700 mètres d’altitude, je me sentais bien, et tout s’est passé comme prévu. Ensuite, j’ai commencé à avoir des problèmes d’estomac. À partir de là, j’ai dû progresser plus lentement, et m’arrêter très souvent pour récupérer. Malgré tout, je suis parvenu au sommet à minuit (le lendemain, ndlr). »

Le mal des montagnes a toutefois eu un impact sur le courage impressionnant du jeune alpiniste. Il avait initialement prévu de redescendre jusqu’au monastère de Rombuk.

Pour récupérer ses forces, il a dû marcher jusqu’au camp de base avancé pour se procurer d’un caisson hyperbare.

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