Kirin 960 : la puce du Huawei Mate 9 est officielle !

Huawei a tenu parole. Le géant chinois a effectivement présenté cette nuit le Kirin 960, par le biais de sa filiale HiSilicon. Résolument positionnée sur le haut de gamme, cette puce équipera les prochains vaisseaux amiraux du constructeur et le Mate 9 sera d’ailleurs le tout premier appareil à en profiter. Et autant vous prévenir de suite, cette fameuse puce a de solides atouts pour séduire.

Le Kirin 960 se base sur l’architecture Artemis et il se compose en tout de huit cœurs répartis en deux clusters, sur une architecture de type big.LITTLE.

Kirin 960

Le Kirin 960 est désormais officiel.

Cela veut aussi dire que ces huit cœurs ne fonctionneront pas ensemble.

Huit cœurs, pour une architecture en big.LITTLE

Le premier cluster regroupera ainsi pas moins de quatre cœurs Cortex-A73 cadencés à 2,4 GHz et il se focalisera sur les opérations les plus gourmandes, comme la lecture de films en haute définition ou les jeux en trois dimensions. Le second s’occupera pour sa part des calculs courants et il se composera de quatre cœurs Cortex-A53 cadencés à 1,8 GHz.

Une configuration assez traditionnelle, donc. Maintenant, Huawei a tout de même évoqué un gain de puissance de 10 % par cœur et de 18 % en utilisation multicœur.

Afin d’enfoncer le clou, la marque a présenté un benchmark sous Geekbench, un benchmark qui place le Kirin 960 légèrement au dessus du Snapdragon 821. Prometteur, et ce n’est pas tout, car la puce arrive même à battre l’A10 Fusion d’une courte tête en multicœur.

Pour la partie 3D, Huawei a opté pour une puce Mali-G71 MP8. Il est possible que ce nom vous rappelle vaguement quelque chose et c’est tout à fait normal, car c’est aussi le circuit graphique que l’on devrait retrouver à bord du Galaxy S8.

Et un GPU Mali-G71 MP8 en prime !

Cette puce embarque deux fois plus de cœurs que la génération précédente et elle en regroupe ainsi huit, avec un gain de performances de l’ordre de 180 % par rapport au circuit graphique du Kirin 950. Ce n’est pas son seul intérêt, car elle est aussi compatible avec Vulkan.

Cette fois encore, Huawei a présenté un graphique et le Kirin 960 parvient à devancer l’Exynos 8890 et le Snapdragon 621 sur Manhattan et T-Rek. Elle reste malheureusement loin derrière l’A10 Fusion.

Le constructeur a aussi procédé à plusieurs ajustements en parallèle. La puce troque ainsi le vieillissant eMMC 5.0 pour de l’UFS 2.1 et elle sera en plus capable de gérer de la mémoire LPDDR4 et elle proposera une meilleure prise en charge les modules photo double. Des modules qui tentent à se démocratiser sur les terminaux de la marque.

Il y a aussi du nouveau pour le modem du Kirin 960. Le composant a été élaboré en interne et il intègre le CDMA afin d’offrir une compatibilité étendue avec les réseaux télécoms chinois. Derrière, il est aussi compatible avec la 4G de catégorie 12 (download) ou 13 (upload).

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