KLM : pionnier sur l’utilisation en vol de fuel synthétisé durable

Le 22 janvier 2021, KLM, une filiale d’Air France, a utilisé pour la première fois un carburant de synthèse durable sur le vol régulier reliant Amsterdam et Madrid. C’était à bord du Boeing Co. 737-800. De premiers essais du genre ont été réalisés en 2011 dans une proportion de 50% de kérosène standard et de 50% d’huile alimentaire de récupération. Le résultat n’était pas à la mesure des attentes car le procédé n’a pu couvrir que 1% des besoins de la compagnie.

L’objectif des industries de l’énergie a toujours été de réduire la dépendance au fuel fossile. Cela dit, il faudrait attendre quelques années encore avant que les propulseurs entièrement synthétisés soient mis au point. Aussi, les 500 litres de fuel synthétisé qui ont équipé l’appareil constituent-ils une première avec déjà 5% de l’approvisionnement requis pour le voyage.

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La formule est déjà trouvée : pour avoir un kérosène synthétisé entièrement durable, il faut associer le carbone capturé avec l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

Des compagnies qui font figure de pionniers

En faisant confiance à la compagnie Shell pour la production de fuel synthétisé utilisant du dioxyde de carbone capturé, KLM veut dorénavant implémenter quelque chose de techniquement possible en un processus économiquement viable. Il reste que l’électrolyse pour sécuriser l’hydrogène dans le processus de synthèse utilise encore une trop grande quantité d’énergies.

Il incombe à la compagnie Shell de trouver les stratégies nécessaires pour réduire le coût et de fournir une production suffisante. Le premier vol commercial a montré que voyager avec du fuel bio permet d’assurer aussi bien la sécurité des passagers et du fret que la sauvegarde de l’environnement.

Le développement durable à la clé

Les compagnies aériennes s’accordent à reconnaître que le fuel bio permet de donner un coup d’arrêt aux émissions de carbone. Pourtant, même pour la décennie à venir, voler avec zéro émission de carbone reste encore un vrai challenge, même pour les appareils à court trajet. Malgré cela, il est désormais avéré que l’émission de CO2 est nettement plus réduite avec les biocarburants – jusqu’à 80% – qu’avec les carburants conventionnels.

Différents critères ont été mis en avant pour justifier l’utilisation du carburant synthétisé, à commencer par la réduction sensible des émissions de CO2. L’impact sur la biodiversité est, par ailleurs, fortement atténué. La production vivrière et la disponibilité en ressources alimentaires ne sont aucunement affectées. Il y a aussi un impact positif indéniable sur le développement des communautés locales.

Lors de ce vol inaugural, le pilote n’avait signalé rien d’anormal.

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