La boule lumineuse qui s’est écrasée au Chili n’était pas un météore

Le Chili a été le théâtre d’un spectacle pour le moins étonnant la semaine dernière. Plusieurs objets lumineux en flamme ont en effet été aperçus dans le ciel situé au-dessus de l’île de Chiloé, une île de 8 394 km2 située dans le sud du territoire chilien, et plus précisément dans la région des Lacs.

L’événement a été très médiatisé et les pouvoirs publics ont bien entendu envoyé des équipes sur place afin d’effectuer des prélèvements.

Météore

Crédits Pixabay

La thèse la plus probable voulait que ces éclats lumineux aient été provoqués par l’explosion d’un météore. Il semblerait cependant que ce ne soit pas tout à fait le cas.

Des explosions lumineuses repérées dans le ciel chilien

Le Service national de géologie et des mines du Chili a en effet envoyé des experts à sept endroits différents. Des endroits correspondant aux points d’impact de ces éclats lumineux.

Ces derniers ont effectué plusieurs prélèvements pour les analyser en laboratoire et ils ont alors réalisé qu’aucun d’entre eux ne contenait de composé pouvant appartenir de près ou de loin à une météorite.

Mais alors que s’est-il passé ? Plusieurs hypothèses ont été formulées.

Jose Maza, un astronome et astrophysicien chilien, pense pour sa part que ces éclats lumineux ont pu être provoqués par des débris spatiaux. Depuis les premières missions spatiales, les grandes puissances de ce monde ont placé d’innombrables sondes et satellites dans l’orbite de notre planète. Si certains sont toujours actifs, ce n’est pas le cas de tous.

De simples débris spatiaux ?

Pour ne rien arranger, lorsqu’une entreprise tire une fusée, alors l’étage supérieur de son lanceur finit généralement dans l’orbite terrestre lui aussi. Tant et si bien que l’on dénombre à l’heure actuelle des centaines de milliers de débris spatiaux autour de notre planète. Pire encore, sur tous ces débris, environ 17 000 d’entre eux feraient plus de 10 centimètres.

Dans ce contexte, la théorie proposée par Jose Maza fait sens. Avec tous les débris présents dans l’orbite terrestre, il n’est pas rare de voir parfois de vieux satellites ou même de vieux propulseurs retomber vers la Terre. Et si la plupart d’entre eux finissent généralement dans nos océans – une affaire de statistiques – il arrive parfois que certains retombent vers la terre ferme.

Toutefois, pour le moment, il s’agit d’une simple hypothèse. De leur côté, les géologues ont annoncé qu’ils avaient l’intention de mener de nouvelles analyses sur les échantillons récoltés, mais leurs conclusions ne devraient pas être rendues publiques avant, au mieux, la fin du mois.

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