La bouleversante histoire d’Alfie Evans

Alfie Evans est décédé le 28 avril dernier, à vingt-trois mois, des suites d’une maladie dégénérative du cerveau. Son père, Tom Evans, âgé de vingt-et-un ans, a ému le monde entier en passant dix minutes à réanimer son fils en lui administrant un bouche-à-bouche.

Dévasté, l’homme a déclaré que cette méthode lui a permis d’arracher de nombreuses fois son enfant de la mort.

Malheureusement, cette fois-ci, le bouche-à-bouche n’a pas suffi à maintenir la vie du petit Alfie Evans. L’enfant a succombé à 2h30 du matin à l’hôpital Alder Hey Children de Liverpool.

Le bébé souffrait d’une maladie cérébrale incurable. Pourtant, ses parents gardaient espoir et ils ont ainsi livré plusieurs batailles juridiques afin de le faire soigner en Italie.

Alfie Evans, une histoire qui a ému le Royaume-Uni

La Cour européenne des droits de l’homme ainsi que les tribunaux du Royaume-Uni ont cependant débouté les parents d’Alfie Evans de leur action sur la base que le traitement en Italie n’aurait pas guéri Alfie mais aurait juste étendu ses soins palliatifs, ce qui n’était pas d’après la Cour dans le meilleur intérêt de l’enfant.

Tom Evans a cependant continué d’y croire jusqu’à la dernière minute. Finalement, c’est avec le cœur brisé que le père petit garçon a déclaré sur Facebook que son “gladiateur” de fils avait déposé les armes et gagné des ailes à la place.

Le sort d’Alfie a touché de nombreuses personnes sur les réseaux sociaux si bien que plus de 1500 personnes se sont rassemblées dans un parc situé à côté de l’hôpital pour lancer des milliers de ballons bleus et violets pour rendre hommage à l’enfant. Les parents du jeune Alfie, trop dévastés par le chagrin, n’ont cependant pas assisté à ce dernier hommage.

Un homme sur les réseaux sociaux

De nombreux tweets venus des quatre coins du monde ont rendu hommage au jeune garçon. Parmi eux se trouvait le tweet du pape François qui a déclaré être profondément ému par la mort du petit Alfie.

Le député Steven Wolfe, qui a soutenu la famille dans leur volonté de faire traiter leur enfant en Italie, s’est dit ravagé par ce décès et il a en outre ajouté que Tom et Kate sont des parents plus que courageux.

Alfie n’est pas le seul enfant à mourir d’une maladie rare. Plusieurs parents dont Gemma Lowery, mère d’un jeune garçon de six ans décédé en juillet 2017 à cause d’un neuroblastome rare et Connie Yates, la mère de Charlie Gard qui a succombé une semaine avant son premier anniversaire d’une maladie génétique rare, ont déclaré qu’elles mèneraient une lutte incessante jusqu’à l’adoption d’une meilleure loi qui leur permette de mieux protéger, s’occuper et soigner leurs enfants.