La Casa de Papel a peut-être fait une grosse erreur

La Casa de Papel est de retour ! Le premier volume de la cinquième et dernière partie de la série est en effet disponible sur Netflix depuis la fin de la semaine dernière. Avec un final explosif, un final qui a été marqué par la disparition d’un personnage emblématique.

Et il s’agit peut-être de la pire erreur de la série espagnole. On vous explique pourquoi.

Un personnage de La Casa de papel
Crédits Netflix

Attention, la suite de cet article comprend d’inévitables spoilers. Si vous n’êtes pas à jour, et si vous n’avez pas regardé les derniers épisodes de la série, alors il sera préférable de ne pas vous attarder dans le coin.

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La Casa de Papel, une bonne série malgré un manque flagrant de réalisme

A l’origine, La Casa de Papel se focalise sur un groupe de braqueurs d’élite, des braqueurs qui décident de s’en prendre à la maison de la monnaie, située dans la ville de Madrid.

Si les autorités commencent par penser à un simple braquage, elles finissent très vite par découvrir que nos braqueurs ont un projet bien plus ambitieux que cela. Guidés par l’insaisissable El Professor, ces derniers profitent en effet de leur séjour sur place pour faire tourner les planches à billets et repartir avec une véritable fortune.

Sauf que dans les faits, tout ne se passe pas exactement comme prévu.

En effet, si le plan du Professeur est redoutable, la fine équipe voit tout de même disparaître plusieurs de ses personnages. Oslo, mais aussi Moscou, suivi de Berlin.

Un premier braquage réussi

En dépit de ces sérieux revers, les braqueurs réussissent à s’en sortir, récupérant au passage deux nouveaux membres : Monica Gaztambide et Raquel Murillo, l’inspectrice qui était chargée de les arrêter.

Cela étant, leur retraite est troublée par l’arrestation de Rio, qui s’était réfugié sur une île déserte en compagnie de Tokyo.

Pour forcer les autorités à le libérer, nos braqueurs décident donc de remettre leur masque de Dali et de remettre le couvert.

Nous n’allons bien entendu pas vous résumer l’intégralité des parties 4 et 5. Ce qui nous intéresse ici, ce sont plutôt les choix faits par les scénaristes de la série. Des choix difficiles à comprendre.

Deux morts difficiles à comprendre

En effet, en dehors de l’agaçant Arturo Roman, deux personnages-clés trouvent la mort dans les deux dernières parties de la série, à savoir Nairobi et Tokyo.

La première est tuée d’une balle dans la tête par César Gandia, un gardien qui a officié comme Béret vert et qui semble avoir un certain penchant pour la violence. La seconde, quant à elle, trouve la mort dans le final du premier volume de la partie 5.

Acculée par les militaires, dont Gandia fait partie, et blessée à mort, elle fait exposer les grenades qu’elle porte pour emporter ses ennemis avec elle. Une explosion dont est témoin Rio.

Mais quel est le problème, alors ? Il est simple. Nairobi et Tokyo n’étaient pas des personnages tout à fait comme les autres. Elles incarnaient en effet des femmes de caractère, des femmes fortes et indépendantes en dépit de leurs nombreuses blessures.

Une série à bout de souffle ?

Or justement, ce sont ces deux personnages qui apportaient de la profondeur à notre bande de braqueurs.

Rio, Denver, Raquel, Helsinki, Palerme, Julia ou encore Stockholm ne sont pas dépourvus d’intérêt, bien sûr, mais ils restent finalement très conventionnels dans leur construction. Un hacker, un fort en gueule qui aime jouer des coudes, une flic retournée, un soldat d’élite au coeur tendre, un homme de l’ombre qui n’arrive pas à tourner la page, ils reprennent un peu tous les poncifs du genre.

Curieusement, ce n’était pas le cas de Nairobi et de Tokyo. La première semblait légère et insouciante, mais elle a très vite révélé des fragilités qui ont contribué à la rendre plus réaliste, plus tangible. C’était aussi le cas de Tokyo, une femme sans limite, prête à tuer et n’ayant aucune conscience du bien ou du mal. Avec Berlin, ils évoluaient donc dans une espèce de zone grise au lieu de tendre, au choix, vers le blanc ou vers le noir.

C’est précisément ce qui rend le choix des scénaristes incompréhensible. Parce qu’au final, les personnages restants ont beaucoup moins d’envergure. Même Alicia Sierra, qui était dotée d’un fort potentiel, s’est révélée décevante en finissant par se joindre à l’équipe du Professeur.

Au final, on en vient presque à se demander s’il n’aurait pas mieux valu tout arrêter après le premier braquage.

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