La Casa de Papelonga ou quand une maison de retraite parodie La Casa de Papel

Qui a dit qu’être vieux signifiait ne pas avoir le sens de l’humour ? Cela ne saurait être plus faux, surtout si on regarde les retraités de l’EHPAD « La Villa Casalonga » de Mimet, dans les Bouches-du-Rhône.

Ces séniors font actuellement le buzz sur la toile après avoir publié sur YouTube une parodie de la série à succès « La Casa de Papel. »

Baptisée « La Casa de Papelonga, » cette parodie de 6 minutes 38 secondes met en scène les pensionnaires de la maison de retraite, âgés de 65 à 93 ans, vêtus des fameuses combinaisons rouges et des masques de Dali qui sont les marques de fabrique des braqueurs espagnols.

En l’espace de quelques jours, cette vidéo a réuni près de 30 000 vues.

Un projet approuvé par la direction

L’idée de cette parodie est venue de Guillaume de Baillou, un des infirmiers de la maison de retraite. Avant d’entreprendre le tournage de la vidéo, ce dernier a soumis son projet à la direction de l’EHPAD qui ne s’y est pas opposée et qui a même fourni un budget spécial pour l’achat des costumes.

Guillaume de Baillou s’est lui-même chargé de l’écriture du script.

Le tournage de chaque scène ne s’est fait qu’en une seule prise afin de ménager les acteurs qui ne sont plus tous jeunes. Emballés par le projet, les retraités se sont donnés à fond dans le projet comme le prouve la vidéo postée sur la toile.

Un braquage pas comme les autres

Au lieu d’une fabrique de monnaie, les braqueurs se sont attaqués à la réserve de nourriture de leur établissement. Les 5 apprentis braqueurs ont kidnappé le personnel de la maison de retraite pour accéder à des paquets de gâteaux.

D’après Gwenola Fouassier, une employée de l’établissement, ce projet a boosté le moral des résidents. « Ils ont beaucoup aimé la série originale et ils ont été enthousiasmés par l’idée. Ce tournage a été ludique et il est dans l’esprit des soins et des activités que nous leur proposons. »

Selon elle, le fait d’avoir donné un rôle dans la série aux pensionnaires leur rappelle qu’ils ont encore un rôle social. « C’est aussi un lien avec leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants qui ont pu les voir alors qu’ils vivent ailleurs en France et dans le monde. »