La Chine a arrêté d’anciens employés de Huawei

En 2018, cinq anciens employés de Huawei ont été arrêtés par la police chinoise après avoir évoqué un sujet sensible dans une discussion privée. Ils ont notamment parlé des relations entre Huawei et l’Iran sur WeChat.

La discussion a eu lieu quelques jours après l’arrestation de Meng Wenzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur de l’entreprise qui était soupçonnée d’avoir contourné les sanctions établies par les États-Unis contre l’Iran.

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Deux des anciens employés de Huawei concernés ont accepté de témoigner auprès du New York Times. Ces derniers ont confié qu’ils avaient été questionnés concernant les preuves sur l’affaire Huawei-Iran ainsi que sur leurs contacts avec les médias internationaux.

D’anciens employés mécontents de Huawei

Les cinq anciens employés de Huawei en question ont été remerciés entre 2017 et 2018. N’ayant pas été satisfaits par leurs conditions de départ, ces derniers ont porté plainte contre la firme chinoise auprès des instances chinoises compétentes.

Ils ont également intégré un groupe de discussion sur WeChat, une application chinoise similaire à WhatsApp. Avec une soixantaine d’anciens employés mécontents de leur traitement, ils se sont donné pour but d’attirer l’attention des médias sur les conditions de travail chez le géant chinois.

Les cinq employés concernés ont ensuite créé un sous-groupe privé dans lequel ils ont évoqué les relations entre Huawei et l’Iran.

La discussion est mal tombée

Le sous-groupe a été créé quelques jours après l’arrestation de Meng Wenzhou, directrice financière de Huawei, qui était soupçonnée d’avoir contourné les sanctions établies par les États-Unis contre l’Iran.

« Je peux prouver que Huawei vend à l’Iran », a écrit l’un des membres du sous-groupe le 11 décembre 2018. Quelques jours plus tard, ils ont été arrêtés par la police chinoise et ont été incarcérés durant plusieurs mois avant d’être relâchés au cours de l’année 2018. Seulement, ils ont dû promettre de ne plus évoquer les relations entre Huawei et l’Iran et de ne plus entretenir aucune relation avec les organisations internationales.

Notons que Huawei a reconnu qu’il vendait bien du matériel à l’Iran, mais dans la légalité totale. Seulement, les arguments de la firme chinoise n’ont pas convaincu les Américains, avec les conséquences que nous connaissons.

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