La Chine a construit une soucoupe volante

La Chine vient de présenter le prototype d’un hélicoptère militaire appelé « Super Great White Shark » lors d’un meeting aérien à Tianjin, le 10 octobre dernier. L’engin ressemble à une soucoupe volante que l’on retrouve dans des films de science-fiction des années 1950.

En réalité, il s’agit d’une arme conçue pour une« bataille numérique ».

La Chine a sa soucoupe volante

Le China Great White Shark est une fusion de modèles américains et russes. Il mesure 7,6 m de long et environ trois mètres de haut. Il est doté d’un revêtement furtif, d’un système de missile et un armement de pointe. Son aspect furtif et sa vitesse extraordinaires lui conféreraient un énorme avantage sur-le-champ de bataille.

« Ce nouveau prototype expérimental est une arme potentiellement mortelle. C’est un hélicoptère à grande vitesse conçu pour une éventuelle guerre numérique », a écrit le Global Times, un journal chinois.

Une arme discrète et redoutable

L’exposition a été statique, car l’aéronef est resté à terre. Néanmoins, son design futuriste a attiré les experts militaires. Il est équipé d’un étrange cockpit central et peut accueillir deux membres d’équipages à bord.

« Il s’agit d’un large anneau métallique avec un cockpit logé en son centre. Sa taille minuscule devrait l’aider à éviter d’être détecté. Une hélice soutenue par deux turboréacteurs est implantée dans l’anneau. Ceux-ci sont capables de fournir une poussée vers l’avant », ont expliqué les experts.

Ainsi, l’engin peut lancer des missiles sur des cibles sans être repéré. Apparemment, il peut atteindre des vitesses allant jusqu’à plus de 640 km/h et voler jusqu’à  6000 m de haut.

Notons que la Chine a maintes fois montré sa volonté de devenir le pays le plus puissant du monde. Elle a récemment augmenté ses dépenses militaires annuelles de cent soixante milliards d’euros.

Un projet abandonné par l’armée américaine

Cependant, certains experts chinois doutent de la capacité de vol de l’engin, se basant sur une décevante expérience qui s’est déroulée aux États-Unis. En effet, il y a plus d’un demi-siècle, la compagnie canadienne A.V. Roe Aircraft a conçu un engin du même type. L’armée américaine a ensuite réalisé et finalisé le projet.

Malheureusement, les constructeurs ont constaté que l’engin était instable quand il s’éloignait du sol et que sa vitesse maximale ne dépassait même pas 56 km/h. Le projet « Avrocar » était alors abandonné.