La Chine accusé de vendre des drones tueurs autonomes au Moyen Orient

Ziyan, une société chinoise, est en train de commercialiser son Blowfish A3 au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite et au Pakistan. C’est un drone autonome de type hélicoptère et armé d’une mitrailleuse. Les grandes puissances militaires, comme la Russie et les États-Unis, ont déjà envisagé et essayé de mettre au point cette technologie.

Pourtant, la Chine les a complètement devancées et en est très fière.

Une vue photographiée d'un drone

Crédits Pixabay

« Au moment où nous parlons, le gouvernement chinois exporte déjà certains de ses drones militaires les plus perfectionnés vers le Moyen-Orient. En plus, les fabricants d’armes chinois vendent des drones capables d’une autonomie totale, y compris la capacité de mener des frappes ciblées mortelles », a déclaré Mark Esper, le secrétaire américain de Défense.

La mise en marché de ces drones militaires chinois montre que l’humanité entre dans l’ère des robots tueurs. Pourtant, de nombreux pays du monde entier s’opposent à la production et au développement des armes entièrement autonomes.

Coordonner des attaques ciblées sans l’intervention de l’homme

La conception des drones en tout genre a rencontré un succès considérable. Néanmoins, cette fois-ci, les petits objets volants ont pris la forme de véritables armes très dangereuses. La Chine est en train de les commercialiser auprès des acheteurs internationaux, par le biais de ses entreprises privées.

L’entreprise Ziyan prétend avoir construit le Blowfish A3, un drone doté d’une intelligence artificielle. Le dispositif serait capable de former une légion avec d’autres du même type et de coordonner des attaques ciblées sans l’intervention de l’homme.

« Le drone effectue de manière autonome des missions de combat plus complexes, y compris la détection à point fixe, la reconnaissance à portée fixe et des frappes ciblées de haute précision. Il est aussi équipé d’une mitrailleuse légère ou de missiles », a déclaré Ziyan.

Selon Greg Allen, le responsable de la stratégie et des communications au Centre d’IA du département de la défense américaine, le gouvernement chinois ne se cache pas. Les autorités chinoises auraient même annoncé que la Chine envisage d’exporter, pour bientôt, des drones furtifs de nouvelle génération.

Un moyen de coercition efficace

Malgré les inquiétudes, les dirigeants chinois estiment que le recours des forces armées à l’IA est inévitable. Ils la considèrent comme un moyen de coercition efficace. Beijing a tout le pouvoir et les outils nécessaires pour contraindre l’industrie et le monde universitaire chinois à soutenir les recherches.

Cette ruée fait suite à la déclaration de Zeng Yi, un cadre supérieur de NORINCO Group, lors d’un forum sur l’intelligence artificielle. Il a avancé que, désormais, l’IA deviendra primordiale dans le domaine militaire et qu’enfin l’être humain ne prendrait plus part au combat.

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