L’UE demande la libération immédiate d’une journaliste citoyenne de Shanghai condamnée à 4 ans de prison

L’Union européenne a plaidé en faveur de Zhang Zhan, la journaliste citoyenne, originaire de Shanghai, qui a été condamnée à 4 ans de prison après avoir diffusé sur les réseaux sociaux des reportages sur des hôpitaux en Chine. Bruxelles veut notamment que Zhang Zhan soit immédiatement libérée.

Si l’on en croit Josep Borrell, porte-parole du chef de la diplomatie européenne, l’UE appelle également la Chine à rendre leurs libertés aux personnes injustement emprisonnées et privées de leur liberté d’expression. Ils s’agissent notamment de défenseurs des droits de l’homme et personnalités incarcérées à la suite de divulgation « d’informations d’intérêt public ».

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Zhang Zhan n’est pas la seule journaliste citoyenne mise en prison après avoir rapporté les faits qui se sont déroulés à Wuhan au début de la pandémie. Trois autres journalistes citoyens, à savoir Chen Qiushi, Fang Bin et Li Zehua ont également connu le même sort.

Zhang Zhan incarcérée depuis mi-mai

En février dernier, Zhang Zhan s’est rendue à Wuhan, le berceau de la pandémie de COVID-19. Le journaliste de 38 ans a fait un reportage sur les galères des patients et des professionnels de santé en première ligne dans les hôpitaux de la ville. Les articles de Zhan mettaient en lumière « une grave violation des droits de l’Homme » survenue à Wuhan au tout début du confinement.

Son arrestation remonte à il y a quelques mois. Accusée de « provocation aux troubles » et d’avoir propagé de fausses informations sur internet, l’ancienne avocate de Shanghai a été placée en détention depuis mi-mai dans un centre situé dans le district de Pudong à Shanghai.

Le procès de Zhang Zhan a eu lieu le 28 décembre 2020 au tribunal populaire de Pudong. Les journalistes, les diplomates étrangers ainsi que ses partisans n’étaient pas autorisés à y assister.

Zhang Zhan refuse toute nourriture

Quelque temps après son arrestation, Zhang Zhan a entamé une grève de la faim. D’après ses avocats, elle est nourrie de force par une sonde nasale depuis le mois de juin.

Une semaine avant le verdict, la journaliste, convaincue qu’elle ne survivrait pas à une vie en prison, a déclaré qu’elle avait l’intention de « refuser toute nourriture jusqu’à la fin » si jamais elle était reconnue coupable.

Si l’on en croit Zhang Keke, un des avocats qui ont défendu Zhang Zhan, « elle a assisté au procès en fauteuil roulant et était en mauvaise santé». De plus, la dépression de Zhang Zhan est actuellement à son comble. Son autre avocat, Ren Quanniu, a déclaré qu’elle « a paru très abattue quand le jugement a été annoncé ».

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