La Chine refuse de partager des échantillons de virus d’une grippe mortelle

La Chine a été frappée par un nouveau virus de grippe mortelle en 2013. Ce virus porte le nom de H7N9 et il infecte à la fois les êtres humains et les animaux. Le H7N9 ne semble pas être facilement contagieux étant donné que les personnes qui en sont atteintes se trouvaient en contact fréquent avec des volailles vivantes ou l’ont attrapé dans un marché d’oiseaux.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), ce virus est assez virulent. Les personnes atteintes deviennent gravement malades. Le New York Times a aussi rapporté que le virus H7N9 avait un taux de mortalité de 40%.

La Chine a été frappée par une autre épidémie entre 2016 à 2017 qui a affecté 766 personnes. Pourtant, l’Empire du Milieu semble être désormais réticent à partager ses échantillons de virus H7N9 avec le reste du monde.

Plus d’envoi d’échantillons du virus mortel aux États-Unis

Les médias rapportent que le gouvernement chinois semble actuellement retirer les échantillons du virus dangereux de la grippe aviaire H7N9 des États-Unis. Alors que lorsque le pays a été frappé par l’épidémie en 2013, les responsables chinois ont partagé comme à leur habitude leurs données avec les États-Unis, ce n’est désormais plus le cas.

Ces envois d’échantillons et ces partages d’informations sont ainsi devenus de moins en moins systématiques, pour finir par ne plus se faire.

Selon le New York Times, cela fait plus d’un an que la Chine ne transfère plus d’échantillons de H7N9 aux États-Unis malgré les nombreuses demandes et relances des fonctionnaires et des Instituts de recherche.

En quoi est-ce un problème ?

Le problème est que, comme les experts l’indiquent, ces échantillons sont nécessaires à la conception d’un vaccin pour traiter le virus. Le Dr Michael Callahan, spécialiste des maladies infectieuses à la Harvard Medical School, a confié au New York Times que cette réticence de la Chine pourrait mettre en péril la capacité des États-Unis à non seulement se protéger des agents pathogènes étrangers, mais aussi à soigner cette maladie et à éviter qu’elle ne se répande dans le monde.

Le New York Times ajoute que le virus H7N9 est une grippe qui constitue une menace potentielle pour l’humanité. Par conséquent, le fait que la Chine s’abstienne de partager ses échantillons et ses informations avec le réseau mondial des laboratoires de l’OMS risque de causer la mort de beaucoup de personnes inutilement.

Le pays refuse également de partager les informations concernant les symptômes de la maladie, son évolution et les traitements que ses médecins ont opéré sur les malades.

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